L’A-MCA porte une étude interventionnelle sur la sophrologie auprès des aidants

Durée de l'étude : 3 ans Lieu : Paris
30/5/2022
L’A-MCA travaille actuellement au lancement d’une étude, qui se tiendra au cours des trois prochaines années, visant à mesurer les effets de la sophrologie chez les aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées. Le protocole est en cours de formalisation.

Le point de départ ? Un rapport publié par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), effectuant un état des lieux sur l’efficacité et la sécurité de la sophrologie. « L’Inserm a mené une revue systématique et a identifié les études scientifiques sur la sophrologie, explique Marion VERGONJEANNE, épidémiologiste, chargée de projets post-doctorante au sein de l’A-MCA. Dans ses conclusions, l’Inserm retient qu’il existe peu d’études sur le sujet, et que les résultats ne permettent pas de conclure de l’efficacité de la pratique, d’autant plus qu’elles présentent des faiblesses méthodologiques. » « Pourtant, les MCA ont besoin d’études rigoureuses, notamment la sophrologie, soutient Véronique SUISSA. Cette pratique est de plus en plus déployée par des associations, des établissements, des structures de prise en charge des publics fragiles. Si elle détient une assise avec des formations reconnues (diplômes universitaires, titres inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles), elle manque toutefois d’évaluation. »

Première étude scientifique interventionnelle auprès des aidants

En parallèle, « la société fait ressortir le besoin criant de soutien des aidants, parfois fragilisés et se retrouvant dans des situations de santé très lourdes », rappelle Véronique SUISSA. Parfois « grands oubliés », ils ont pourtant un vrai besoin d’attention et d’accompagnement à leur qualité de vie. L’A-MCA a donc décidé de porter la première étude scientifique interventionnelle, afin de mesurer l’efficacité de la pratique dans le cadre d’une méthode mixte (quantitative et qualitative).

Les variables et les indicateurs sont encore à déterminer. « En vue de protocoliser l’étude en amont de sa validation par un comité d’éthique, nous travaillons d’ores et déjà avec différents chercheurs et experts scientifiques pour délimiter les enjeux et la démarche de recherche, indique Véronique SUISSA. En outre, cette étude portée par l’A-MCA sera mise en œuvre avec différents acteurs et partenaires de recherche. » Des éminents Universitaires issus de différents laboratoires de recherche (Professeurs en médecine, Professeurs en psychologie, épidémiologistes...) sont impliqués dans l'étude permettant de lui apporter à la fois une rigueur scientifique et une dimension transversale.  « Nous sommes honorés de bénéficier de l'expertise pointue de grands noms de la recherche tels que le Pr A. BIOY (Université Paris VIII), le Pr C-M. KRUMM  (EPP - Ecole de Psychologues Praticiens), le Pr Émérite A. BLANCHET (EPP), le Pr G. BERRUT (Université de Nantes) », indique Véronique SUISSA.

« Dans le même temps, nous travaillons sur l’approche terrain en lien avec la pratique de sophrologie », ajoute-t-elle. L' A-MCA a décidé de solliciter Catherine ALIOTTA, présidente de la Chambre syndicale de la sophrologie depuis 2011, en tant que référente terrain, de manière à accompagner les dimensions de terrain associées à l’étude. Plus exactement, elle pilotera un groupe représentant les sophrologues et chargé de modéliser le contenu des séances selon le cahier des charges scientifiques. Ce groupe sera impliqué dans la sélection des praticiens à partir de critères définis par le protocole de recherche. Catherine ALIOTTA supervisera également les praticiens, en lien avec les chercheurs, pour s’assurer de l’homogénéité des séances tout au long de la phase de mise en œuvre. « Les dimensions de terrain sont fondamentales pour s’assurer de la qualité de la démarche et réduire les biais liés à l’étude, souligne Véronique SUISSA. Le terrain a besoin de la recherche tout comme la recherche ne peut faire sans le terrain. »

Une étude solide

L’objectif est le suivant : construire une étude solide d’un point de vue méthodologique, afin d’aboutir à des résultats et des conclusions exploitables, même si d’autres devront, à terme, être menées. « Le nombre de participants devra, par exemple, être suffisant, complète Marion VERGONJEANNE. De même qu’il faudra au maximum limiter les biais, afin de mener à bien une étude interventionnelle avec un niveau de preuves suffisamment important. »

Si cette étude représente un pas scientifique important dans le domaine des MCA, elle sera avant tout le moyen de répondre à des enjeux sociétaux en termes de prise en considération du bien-être et de la qualité de vie des personnes souhaitant s’orienter vers la sophrologie.

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