Shiatsu : un accompagnement à une meilleure santé

Les pratiques en MCA
11/5/2022

Pratique d’origine japonaise, le shiatsu est considéré au Japon, comme une thérapie à part entière. Elle consiste à faciliter le bon équilibre structurel et fonctionnel du corps, ainsi que la circulation des énergies en faisant pression sur des points du corps.

« Shiatsu signifie étymologiquement ″pression avec les doigts″ et, par extension, ″pression avec les pouces″, explique Nathalie BERNARDINELLI, spécialiste en shiatsu et formatrice en école de shiatsu. Il s’agit d’un art du toucher dont l’origine se trouve au Japon. » Tokujiro Namikoshi est à l’origine de la structuration du shiatsu au début du XXe siècle. Il est parvenu, après des études et recherches menées aux États-Unis, à faire reconnaitre cette pratique comme une technique à part entière de la médecine traditionnelle japonaise dans les années 1950. « Cette reconnaissance a conduit à la mise en place d’un diplôme d’État au Japon, qui requiert environ 2 000 heures d’études et pratiques en école pour pouvoir passer l’examen », précise Nathalie BERNARDINELLI. Si Tokujiro Namikoshi a mis l’accent sur la physiologie et l’anatomie, l’un de ses élèves, Shizuto Masunaga, a intégré dans sa pratique la médecine traditionnelle chinoise (les méridiens notamment). Aujourd’hui, leurs deux écoles composent les deux courants principaux du shiatsu.

Stimuler l’homéostasie

Le shiatsu prend la personne en charge dans sa globalité. Il va agir sur quatre niveaux : anatomique / mécanique ; physiologique / système nerveux autonome ; énergétique / méridiens, circulation du Ki ; et émotionnel. « L’objectif est de stimuler l’homéostasie, c’est-à-dire la capacité d’auto-régulation et d’auto-guérison du corps », précise Nathalie BERNARDINELLI. Et de poursuivre : « En cherchant à potentialiser l’efficacité de l’homéostasie, on cherche à agir en prévention. » Ainsi, cette pratique s’inscrit dans l’accompagnement à une meilleure santé. « Nous allons agir, afin de faire en sorte que le problème ne revienne pas », insiste la spécialiste en shiatsu.  

La prise en charge proposée

En amont d’une séance, le praticien interroge le patient, afin d’identifier les zones en déséquilibre. « Nous pouvons également, en fonction des pratiques, poser des questions, pour déterminer le profil énergétique de la personne, en vue de décider des méridiens qui vont être travaillés pour rééquilibrer la circulation de l’énergie vitale », fait savoir Nathalie BERNARDINELLI.  

Ainsi, le shiatsu permet d’agir en prévention, mais également sur des douleurs déjà installées : les douleurs de dos, les troubles du sommeil, les problèmes de gestion du stress et d’angoisse, les problèmes circulatoires, les troubles digestifs, etc.  

De plus, le shiatsu permet d’agir sur les effets secondaires des traitements en oncologie. « Nous allons permettre, par exemple, la poursuite des traitements en accompagnant les patients à mieux en tolérer les effets secondaires », ajoute-t-elle.  

Les praticiens peuvent être titulaires d’un titre reconnu au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) en tant que spécialiste en shiatsu 1. « Il s’agit d’une garantie de sérieux dans la structuration de la formation délivrée », soutient Nathalie BERNARDINELLI. Un Diplôme universitaire, dispensé à l’université des sciences et techniques d’Orléans, est également accessible aux professionnels formés au shiatsu ayant deux ans d’expérience 2.

1. Le RNCP a été suspendu en 2020 pour les praticiens du Shiatsu.

2. Pour 2022, le DU n'a pas été reconduit.