Sophrologie : une pratique pour se sentir exister et vivant

Les pratiques en MCA
7/12/2021
La sophrologie repose sur un entraînement du corps et de l’esprit, afin de développer ou de retrouver une forme de sérénité et de bien-être. Outre l’accompagnement par un sophrologue, un exercice personnel est également requis.

La sophrologie est souvent définie comme une méthode aidant à gérer le stress, souligne Anne ALMQVIST, sophrologue, directrice de l’École supérieure de sophrologie appliquée (ESSA). Cependant, en fonction de la visée et de la recherche de la personne la pratiquant, il s’agit davantage d’une pédagogie de l’existence ou d’une thérapie existentielle. L’objectif est de se poser dans le monde et d’être acteur de ce monde, de se sentir exister et vivant. » La sophrologie s’adresse principalement aux personnes en souffrance, concernées par le stress, les troubles du sommeil, la dépression, ou encore le burn out.

Les principes fondateurs

Par sa pratique régulière, la sophrologie permet de vivre les phénomènes de vie se présentant à chacun. « On s’appuie sur la philosophie de la phénoménologie existentielle, c’est-à-dire qu’en sophrologie, on considère que toute expérience de vie, tout ce qui se présente à soi est un phénomène, et qu’il faut faire l’expérience de tous ces phénomènes avec une fraîcheur de l’esprit, sans jugement, sans a priori, explique-t-elle. Il s’agit d’un vrai travail sur la pensée et l’esprit. »

Cette méthode s’appuie sur des principes fondamentaux que le sophrologue doit s’attacher à transmettre à la personne. Tout d’abord, le principe du schéma corporel comme une réalité vécue, ce qui implique d’être attentif à son ressenti, à l’expression de ce que l’on est en train de vivre. Le principe d’action positive : la méthode amène la personne à développer une attitude positive, à se trouver dans une forme de bienveillance, dans la quête de vivre les choses autrement. Le principe de réalité objective repose sur le fait d’être tenté d’être au plus près de ce que l’on vit, dans l’instant présent. Enfin, le principe d’adaptabilité puisque la sophrologie s’adapte à tous.  

La pratique  

Dans la pratique, la sophrologie s’appuie sur la respiration, permettant à la personne d’être dans l’instant. « L’objectif est de s’habituer à ne plus être dans le jugement et à vivre les expériences, les rencontres, les phénomènes, de manière unique à chaque instant », rapporte Anne ALMQVIST.

Pour y parvenir, la personne doit alterner entre des séances avec un sophrologue et un entraînement personnel. « Cette discipline permet de se libérer de pensées parfois anxiogènes, pour être à la rencontre de ce que l’on vit, ajoute-t-elle. On devient alors acteur de sa vie. » En moyenne, un minimum de dix séances sont nécessaires pour constater des effets qui vont varier en fonction de l’engagement personnel de chacun.  

Si à l’origine, la sophrologie était cantonnée au milieu médical, elle s’est progressivement ouverte au développement personnel et à des thérapeutes non-médecins, pouvant se former via des Diplômes Universitaires (DU) ou au sein d’écoles référencées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Liens utiles vers des publications d’Anne ALMQVIST

Rédigé par l’A-MCA

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