Fiche pratique
Pratique acceptée

L’étude interventionnelle sur la sophrologie est en cours de conceptualisation

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Quel est l’état d’avancement de la conception de l’étude ?

Nous n’en sommes encore qu’au début puisque nous rédigeons actuellement les deux protocoles de recherche. L’étude va se dérouler en deux étapes et nous allons commencer par une revue exploratrice, afin de dresser un état des lieux de la littérature scientifique sur la sophrologie. Pour ce faire, nous nous devons de rédiger un protocole. Car, pour être fiable, toute étude scientifique doit répondre à une méthodologie cadrée et définie. C’est ce qui nous permettra, ensuite, de valoriser notre analyse, que nous entendons publier. Ce protocole est en cours de finalisation, ce qui devrait nous permettre de débuter notre revue fin 2022, début 2023. En fonction du nombre d’articles que nous allons découvrir sur le sujet, nous pouvons estimer à environ six mois, le process de recherche et d’analyse.  

 

Qu’allez-vous chercher à analyser au travers de cette revue de la littérature ?

Nous allons chercher à déterminer le profil des personnes ayant recours à la sophrologie, leur âge, les raisons pour lesquelles elles se sont tournées vers cette pratique. Nous allons aussi nous intéresser aux effets secondaires énoncés – s’il y en a – afin d’appréhender d’autres aspects de la pratique, notamment l’axe « sécurité ». Ces éléments nous permettront d’affiner notre propre étude.  

En quoi consiste la seconde étape de l’étude ?  

Elle consiste en l’évaluation de l’efficacité de la pratique auprès des aidants. Pour cet axe, le protocole est toujours en cours de conception. Il implique un grand nombre de parties prenantes. Je sollicite des mentors, des professeurs d’universités, des sophrologues, des structures d’aides pour les aidants, afin de détenir un regard à la fois scientifique, de terrain et méthodologique. Pour élaborer le protocole, nous nous devons de bien déterminer les besoins des aidants et le champ d’intervention de la sophrologie au regard de ces besoins. C’est en croisant toutes ces composantes que nous allons pouvoir concevoir un protocole, qui devra ensuite être soumis à un comité d’éthique.  

Pourquoi cette validation ?

Toute étude interventionnelle doit être approuvée par un comité d’éthique pour pouvoir être lancée. Pour donner une image, un protocole, c’est comme une recette de cuisine ; il doit être le plus clair possible et énumérer précisément les étapes à suivre. Dans notre cas, nous devons, par exemple, détailler le déroulement des séances collectives de sophrologie qui vont être proposées aux aidants et leur fréquence. C’est aussi pour cette raison qu’il prend du temps à être conçu : nous nous devons d’adapter au mieux trois paramètres, à savoir les besoins des aidants, les réponses de la sophrologie et les capacités méthodologiques. Une fois validé par le comité d’éthique, le protocole ne peut plus être modifié. Il faut donc bien y réfléchir.  

De son côté, le comité d’éthique a pour mission d’effectuer une analyse éthique sur différents points de l'étude comme les objectifs, les modalités d’inclusion des participants, de consentement, de collecte et stockage des données, de l’intégrité et des droits des personnes au cours de l'étude, etc.

 

Qu’en est-il de la sélection des aidants ?  

La sélection des aidants est en cours de réflexion et leur inclusion aura lieu plus tard. Car actuellement, nous nous interrogeons justement sur quels aidants inclure dans l'étude : seulement les aidants avec un proche souffrant d'une maladie neuroévolutive, ou les aidants « enfants » dont le parent souffre d'une maladie neuroévolutive ou d'une maladie chronique, etc.  

Pour garantir la puissance statistique de l’étude, donc sa robustesse, il nous faut rassembler suffisamment de participants. Or, les aidants ont tendance à s’oublier, à ne pas prendre de temps pour eux, ce que nous allons leur demander dans le cadre de l’étude. Nous devons alors définir une stratégie pour les rassurer sur la prise en charge de leurs proches, temps pendant lequel ils bénéficieront des séances de sophrologie (exemple : mobilisation en duo aidant/aidé sur le même créneau, mais chacun bénéficiant d'une activité spécifique). D’autant plus qu’il nous faut un groupe contrôle et un groupe expérimental. D’ici fin 2023, nous devrions être en mesure de lancer ce second axe de l’étude.

Fiche pratique
Pratique acceptée

L’étude interventionnelle sur la sophrologie est en cours de conceptualisation

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Quel est l’état d’avancement de la conception de l’étude ?

Nous n’en sommes encore qu’au début puisque nous rédigeons actuellement les deux protocoles de recherche. L’étude va se dérouler en deux étapes et nous allons commencer par une revue exploratrice, afin de dresser un état des lieux de la littérature scientifique sur la sophrologie. Pour ce faire, nous nous devons de rédiger un protocole. Car, pour être fiable, toute étude scientifique doit répondre à une méthodologie cadrée et définie. C’est ce qui nous permettra, ensuite, de valoriser notre analyse, que nous entendons publier. Ce protocole est en cours de finalisation, ce qui devrait nous permettre de débuter notre revue fin 2022, début 2023. En fonction du nombre d’articles que nous allons découvrir sur le sujet, nous pouvons estimer à environ six mois, le process de recherche et d’analyse.  

 

Qu’allez-vous chercher à analyser au travers de cette revue de la littérature ?

Nous allons chercher à déterminer le profil des personnes ayant recours à la sophrologie, leur âge, les raisons pour lesquelles elles se sont tournées vers cette pratique. Nous allons aussi nous intéresser aux effets secondaires énoncés – s’il y en a – afin d’appréhender d’autres aspects de la pratique, notamment l’axe « sécurité ». Ces éléments nous permettront d’affiner notre propre étude.  

En quoi consiste la seconde étape de l’étude ?  

Elle consiste en l’évaluation de l’efficacité de la pratique auprès des aidants. Pour cet axe, le protocole est toujours en cours de conception. Il implique un grand nombre de parties prenantes. Je sollicite des mentors, des professeurs d’universités, des sophrologues, des structures d’aides pour les aidants, afin de détenir un regard à la fois scientifique, de terrain et méthodologique. Pour élaborer le protocole, nous nous devons de bien déterminer les besoins des aidants et le champ d’intervention de la sophrologie au regard de ces besoins. C’est en croisant toutes ces composantes que nous allons pouvoir concevoir un protocole, qui devra ensuite être soumis à un comité d’éthique.  

Pourquoi cette validation ?

Toute étude interventionnelle doit être approuvée par un comité d’éthique pour pouvoir être lancée. Pour donner une image, un protocole, c’est comme une recette de cuisine ; il doit être le plus clair possible et énumérer précisément les étapes à suivre. Dans notre cas, nous devons, par exemple, détailler le déroulement des séances collectives de sophrologie qui vont être proposées aux aidants et leur fréquence. C’est aussi pour cette raison qu’il prend du temps à être conçu : nous nous devons d’adapter au mieux trois paramètres, à savoir les besoins des aidants, les réponses de la sophrologie et les capacités méthodologiques. Une fois validé par le comité d’éthique, le protocole ne peut plus être modifié. Il faut donc bien y réfléchir.  

De son côté, le comité d’éthique a pour mission d’effectuer une analyse éthique sur différents points de l'étude comme les objectifs, les modalités d’inclusion des participants, de consentement, de collecte et stockage des données, de l’intégrité et des droits des personnes au cours de l'étude, etc.

 

Qu’en est-il de la sélection des aidants ?  

La sélection des aidants est en cours de réflexion et leur inclusion aura lieu plus tard. Car actuellement, nous nous interrogeons justement sur quels aidants inclure dans l'étude : seulement les aidants avec un proche souffrant d'une maladie neuroévolutive, ou les aidants « enfants » dont le parent souffre d'une maladie neuroévolutive ou d'une maladie chronique, etc.  

Pour garantir la puissance statistique de l’étude, donc sa robustesse, il nous faut rassembler suffisamment de participants. Or, les aidants ont tendance à s’oublier, à ne pas prendre de temps pour eux, ce que nous allons leur demander dans le cadre de l’étude. Nous devons alors définir une stratégie pour les rassurer sur la prise en charge de leurs proches, temps pendant lequel ils bénéficieront des séances de sophrologie (exemple : mobilisation en duo aidant/aidé sur le même créneau, mais chacun bénéficiant d'une activité spécifique). D’autant plus qu’il nous faut un groupe contrôle et un groupe expérimental. D’ici fin 2023, nous devrions être en mesure de lancer ce second axe de l’étude.

Fiche pratique
Pratique recommandée

L’étude interventionnelle sur la sophrologie est en cours de conceptualisation

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Quel est l’état d’avancement de la conception de l’étude ?

Nous n’en sommes encore qu’au début puisque nous rédigeons actuellement les deux protocoles de recherche. L’étude va se dérouler en deux étapes et nous allons commencer par une revue exploratrice, afin de dresser un état des lieux de la littérature scientifique sur la sophrologie. Pour ce faire, nous nous devons de rédiger un protocole. Car, pour être fiable, toute étude scientifique doit répondre à une méthodologie cadrée et définie. C’est ce qui nous permettra, ensuite, de valoriser notre analyse, que nous entendons publier. Ce protocole est en cours de finalisation, ce qui devrait nous permettre de débuter notre revue fin 2022, début 2023. En fonction du nombre d’articles que nous allons découvrir sur le sujet, nous pouvons estimer à environ six mois, le process de recherche et d’analyse.  

 

Qu’allez-vous chercher à analyser au travers de cette revue de la littérature ?

Nous allons chercher à déterminer le profil des personnes ayant recours à la sophrologie, leur âge, les raisons pour lesquelles elles se sont tournées vers cette pratique. Nous allons aussi nous intéresser aux effets secondaires énoncés – s’il y en a – afin d’appréhender d’autres aspects de la pratique, notamment l’axe « sécurité ». Ces éléments nous permettront d’affiner notre propre étude.  

En quoi consiste la seconde étape de l’étude ?  

Elle consiste en l’évaluation de l’efficacité de la pratique auprès des aidants. Pour cet axe, le protocole est toujours en cours de conception. Il implique un grand nombre de parties prenantes. Je sollicite des mentors, des professeurs d’universités, des sophrologues, des structures d’aides pour les aidants, afin de détenir un regard à la fois scientifique, de terrain et méthodologique. Pour élaborer le protocole, nous nous devons de bien déterminer les besoins des aidants et le champ d’intervention de la sophrologie au regard de ces besoins. C’est en croisant toutes ces composantes que nous allons pouvoir concevoir un protocole, qui devra ensuite être soumis à un comité d’éthique.  

Pourquoi cette validation ?

Toute étude interventionnelle doit être approuvée par un comité d’éthique pour pouvoir être lancée. Pour donner une image, un protocole, c’est comme une recette de cuisine ; il doit être le plus clair possible et énumérer précisément les étapes à suivre. Dans notre cas, nous devons, par exemple, détailler le déroulement des séances collectives de sophrologie qui vont être proposées aux aidants et leur fréquence. C’est aussi pour cette raison qu’il prend du temps à être conçu : nous nous devons d’adapter au mieux trois paramètres, à savoir les besoins des aidants, les réponses de la sophrologie et les capacités méthodologiques. Une fois validé par le comité d’éthique, le protocole ne peut plus être modifié. Il faut donc bien y réfléchir.  

De son côté, le comité d’éthique a pour mission d’effectuer une analyse éthique sur différents points de l'étude comme les objectifs, les modalités d’inclusion des participants, de consentement, de collecte et stockage des données, de l’intégrité et des droits des personnes au cours de l'étude, etc.

 

Qu’en est-il de la sélection des aidants ?  

La sélection des aidants est en cours de réflexion et leur inclusion aura lieu plus tard. Car actuellement, nous nous interrogeons justement sur quels aidants inclure dans l'étude : seulement les aidants avec un proche souffrant d'une maladie neuroévolutive, ou les aidants « enfants » dont le parent souffre d'une maladie neuroévolutive ou d'une maladie chronique, etc.  

Pour garantir la puissance statistique de l’étude, donc sa robustesse, il nous faut rassembler suffisamment de participants. Or, les aidants ont tendance à s’oublier, à ne pas prendre de temps pour eux, ce que nous allons leur demander dans le cadre de l’étude. Nous devons alors définir une stratégie pour les rassurer sur la prise en charge de leurs proches, temps pendant lequel ils bénéficieront des séances de sophrologie (exemple : mobilisation en duo aidant/aidé sur le même créneau, mais chacun bénéficiant d'une activité spécifique). D’autant plus qu’il nous faut un groupe contrôle et un groupe expérimental. D’ici fin 2023, nous devrions être en mesure de lancer ce second axe de l’étude.

Fiche pratique
Pratique Tolérée

L’étude interventionnelle sur la sophrologie est en cours de conceptualisation

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Quel est l’état d’avancement de la conception de l’étude ?

Nous n’en sommes encore qu’au début puisque nous rédigeons actuellement les deux protocoles de recherche. L’étude va se dérouler en deux étapes et nous allons commencer par une revue exploratrice, afin de dresser un état des lieux de la littérature scientifique sur la sophrologie. Pour ce faire, nous nous devons de rédiger un protocole. Car, pour être fiable, toute étude scientifique doit répondre à une méthodologie cadrée et définie. C’est ce qui nous permettra, ensuite, de valoriser notre analyse, que nous entendons publier. Ce protocole est en cours de finalisation, ce qui devrait nous permettre de débuter notre revue fin 2022, début 2023. En fonction du nombre d’articles que nous allons découvrir sur le sujet, nous pouvons estimer à environ six mois, le process de recherche et d’analyse.  

 

Qu’allez-vous chercher à analyser au travers de cette revue de la littérature ?

Nous allons chercher à déterminer le profil des personnes ayant recours à la sophrologie, leur âge, les raisons pour lesquelles elles se sont tournées vers cette pratique. Nous allons aussi nous intéresser aux effets secondaires énoncés – s’il y en a – afin d’appréhender d’autres aspects de la pratique, notamment l’axe « sécurité ». Ces éléments nous permettront d’affiner notre propre étude.  

En quoi consiste la seconde étape de l’étude ?  

Elle consiste en l’évaluation de l’efficacité de la pratique auprès des aidants. Pour cet axe, le protocole est toujours en cours de conception. Il implique un grand nombre de parties prenantes. Je sollicite des mentors, des professeurs d’universités, des sophrologues, des structures d’aides pour les aidants, afin de détenir un regard à la fois scientifique, de terrain et méthodologique. Pour élaborer le protocole, nous nous devons de bien déterminer les besoins des aidants et le champ d’intervention de la sophrologie au regard de ces besoins. C’est en croisant toutes ces composantes que nous allons pouvoir concevoir un protocole, qui devra ensuite être soumis à un comité d’éthique.  

Pourquoi cette validation ?

Toute étude interventionnelle doit être approuvée par un comité d’éthique pour pouvoir être lancée. Pour donner une image, un protocole, c’est comme une recette de cuisine ; il doit être le plus clair possible et énumérer précisément les étapes à suivre. Dans notre cas, nous devons, par exemple, détailler le déroulement des séances collectives de sophrologie qui vont être proposées aux aidants et leur fréquence. C’est aussi pour cette raison qu’il prend du temps à être conçu : nous nous devons d’adapter au mieux trois paramètres, à savoir les besoins des aidants, les réponses de la sophrologie et les capacités méthodologiques. Une fois validé par le comité d’éthique, le protocole ne peut plus être modifié. Il faut donc bien y réfléchir.  

De son côté, le comité d’éthique a pour mission d’effectuer une analyse éthique sur différents points de l'étude comme les objectifs, les modalités d’inclusion des participants, de consentement, de collecte et stockage des données, de l’intégrité et des droits des personnes au cours de l'étude, etc.

 

Qu’en est-il de la sélection des aidants ?  

La sélection des aidants est en cours de réflexion et leur inclusion aura lieu plus tard. Car actuellement, nous nous interrogeons justement sur quels aidants inclure dans l'étude : seulement les aidants avec un proche souffrant d'une maladie neuroévolutive, ou les aidants « enfants » dont le parent souffre d'une maladie neuroévolutive ou d'une maladie chronique, etc.  

Pour garantir la puissance statistique de l’étude, donc sa robustesse, il nous faut rassembler suffisamment de participants. Or, les aidants ont tendance à s’oublier, à ne pas prendre de temps pour eux, ce que nous allons leur demander dans le cadre de l’étude. Nous devons alors définir une stratégie pour les rassurer sur la prise en charge de leurs proches, temps pendant lequel ils bénéficieront des séances de sophrologie (exemple : mobilisation en duo aidant/aidé sur le même créneau, mais chacun bénéficiant d'une activité spécifique). D’autant plus qu’il nous faut un groupe contrôle et un groupe expérimental. D’ici fin 2023, nous devrions être en mesure de lancer ce second axe de l’étude.

L’étude interventionnelle sur la sophrologie est en cours de conceptualisation

Marion VERGONJEANNE,

Post-doctorante et épidémiologiste au sein de l’A-MCA

Temps de lecture :
Lieu :
Publié le :
20/10/2022
Catégorie :
Visions de terrain

L’A-MCA conceptualise depuis plusieurs mois une étude interventionnelle, afin de mesurer les effets de la sophrologie chez les aidants.

Quel est l’état d’avancement de la conception de l’étude ?

Nous n’en sommes encore qu’au début puisque nous rédigeons actuellement les deux protocoles de recherche. L’étude va se dérouler en deux étapes et nous allons commencer par une revue exploratrice, afin de dresser un état des lieux de la littérature scientifique sur la sophrologie. Pour ce faire, nous nous devons de rédiger un protocole. Car, pour être fiable, toute étude scientifique doit répondre à une méthodologie cadrée et définie. C’est ce qui nous permettra, ensuite, de valoriser notre analyse, que nous entendons publier. Ce protocole est en cours de finalisation, ce qui devrait nous permettre de débuter notre revue fin 2022, début 2023. En fonction du nombre d’articles que nous allons découvrir sur le sujet, nous pouvons estimer à environ six mois, le process de recherche et d’analyse.  

 

Qu’allez-vous chercher à analyser au travers de cette revue de la littérature ?

Nous allons chercher à déterminer le profil des personnes ayant recours à la sophrologie, leur âge, les raisons pour lesquelles elles se sont tournées vers cette pratique. Nous allons aussi nous intéresser aux effets secondaires énoncés – s’il y en a – afin d’appréhender d’autres aspects de la pratique, notamment l’axe « sécurité ». Ces éléments nous permettront d’affiner notre propre étude.  

En quoi consiste la seconde étape de l’étude ?  

Elle consiste en l’évaluation de l’efficacité de la pratique auprès des aidants. Pour cet axe, le protocole est toujours en cours de conception. Il implique un grand nombre de parties prenantes. Je sollicite des mentors, des professeurs d’universités, des sophrologues, des structures d’aides pour les aidants, afin de détenir un regard à la fois scientifique, de terrain et méthodologique. Pour élaborer le protocole, nous nous devons de bien déterminer les besoins des aidants et le champ d’intervention de la sophrologie au regard de ces besoins. C’est en croisant toutes ces composantes que nous allons pouvoir concevoir un protocole, qui devra ensuite être soumis à un comité d’éthique.  

Pourquoi cette validation ?

Toute étude interventionnelle doit être approuvée par un comité d’éthique pour pouvoir être lancée. Pour donner une image, un protocole, c’est comme une recette de cuisine ; il doit être le plus clair possible et énumérer précisément les étapes à suivre. Dans notre cas, nous devons, par exemple, détailler le déroulement des séances collectives de sophrologie qui vont être proposées aux aidants et leur fréquence. C’est aussi pour cette raison qu’il prend du temps à être conçu : nous nous devons d’adapter au mieux trois paramètres, à savoir les besoins des aidants, les réponses de la sophrologie et les capacités méthodologiques. Une fois validé par le comité d’éthique, le protocole ne peut plus être modifié. Il faut donc bien y réfléchir.  

De son côté, le comité d’éthique a pour mission d’effectuer une analyse éthique sur différents points de l'étude comme les objectifs, les modalités d’inclusion des participants, de consentement, de collecte et stockage des données, de l’intégrité et des droits des personnes au cours de l'étude, etc.

 

Qu’en est-il de la sélection des aidants ?  

La sélection des aidants est en cours de réflexion et leur inclusion aura lieu plus tard. Car actuellement, nous nous interrogeons justement sur quels aidants inclure dans l'étude : seulement les aidants avec un proche souffrant d'une maladie neuroévolutive, ou les aidants « enfants » dont le parent souffre d'une maladie neuroévolutive ou d'une maladie chronique, etc.  

Pour garantir la puissance statistique de l’étude, donc sa robustesse, il nous faut rassembler suffisamment de participants. Or, les aidants ont tendance à s’oublier, à ne pas prendre de temps pour eux, ce que nous allons leur demander dans le cadre de l’étude. Nous devons alors définir une stratégie pour les rassurer sur la prise en charge de leurs proches, temps pendant lequel ils bénéficieront des séances de sophrologie (exemple : mobilisation en duo aidant/aidé sur le même créneau, mais chacun bénéficiant d'une activité spécifique). D’autant plus qu’il nous faut un groupe contrôle et un groupe expérimental. D’ici fin 2023, nous devrions être en mesure de lancer ce second axe de l’étude.

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