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Fiche pratique
Pratique acceptée

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation, largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comporte pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

Fiche pratique
Pratique acceptée

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

Fiche pratique
Pratique recommandée

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

Fiche pratique
Pratique Tolérée

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Pratiques ne détenant pas de cadre, rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il existe des risques
• Les dérives sont involontaires

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

Fiche pratique
Pratique Tolérée

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Pratiques ne détenant pas de cadre, rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il existe des risques
• Les dérives sont involontaires

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

Bientôt, plus d'information sur cette pratique.

« Une étude scientifique sur la sophrologie permettra d’apporter un bénéfice à la pratique »

Catherine ALIOTTA

Présidente de la Chambre Syndicale de la Sophrologie et Fondatrice de l'Institut de Formation à la Sophrologie

Temps de lecture :
Lieu :
5min
Publié le :
13/6/22
Catégorie :
Regards de praticiens

L’A-MCA travaille au lancement d’une étude visant à mesurer les effets de la sophrologie chez les aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées. Catherine ALIOTTA, présidente de la chambre syndicale de la Sophrologie, prend part à cette étude en tant qu’experte de terrain.

Quel est l’intérêt selon vous d’une telle recherche ?

Il est important que nous puissions mener une étude sur l’impact de la sophrologie car à ce jour, nous n’en avons aucune qui ait pu démontrer son efficacité. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait mené une revue de littérature mettant justement en lumière l’absence de preuve scientifique concernant la sophrologie. L’objectif est donc de porter une étude avec le moins de biais possible afin d’apporter des éléments suffisants de preuve. C’est d’autant plus important que la sophrologie fait partie des MCA les plus pratiquées. La demande de la population, qui a une bonne image de la sophrologie, est forte. De plus en plus de centre de soins la proposent, les mutuelles offrent aussi des packs de remboursement, des normes de formations existent, etc. Mais à côté de cela, beaucoup s’interroge sur son efficacité. Il y a donc un écart entre l’« assise sociétale » grandissante envers la sophrologie, et le manque d’« assise scientifique » de la pratique. Une preuve

scientifique permettrait de faire avancer la place de la sophrologie et d’apporter un bénéfice à la pratique.

N’y a-t-il pas un risque que l’étude démontre l’absence d’efficacité de la sophrologie ?

Avant tout, l’important est de faire avancer la recherche. Ensuite, une absence d’efficacité est à mon sens peu probable – même si bien sûr cela est possible – car les retours positifs des usagers de la sophrologie sont tellement nombreux, que selon moi, la recherche ne peut être déconnectée des ressentis des individus. Il est vrai qu’on pourrait se dire qu’à partir du moment où les gens sont demandeurs et généralement satisfaits, pourquoi chercher à aller plus loin ? Justement, c’est parce les retours des pratiquants sont bons qu’il faut mener des études. Elles permettront de déterminer des périmètres et des champs d’intervention dans lesquels la sophrologie est peut-être plus pertinente, mais aussi d’identifier d’éventuelles limites. Et elles permettront aux pratiquants et aux professionnels d’avoir un avis plus éclairé sur cette méthode. C’est tout l’enjeu de cette étude. Nous commençons par les aidants, mais bien entendu, il faudra déployer des études avec des publics différents et sur d’autres thématiques.

Les chercheurs ont décidé de porter cette étude sur les aidants. Qu’en pensez-vous ?

C’est une très bonne idée pour plusieurs raisons. D’abord, parce que les aidants sont souvent les « oubliés » puisque la tendance naturelle est de se centrer sur leur proche « malade ». Je trouve utile de mesurer l’effet de la sophrologie auprès d’un public qui accompagne des personnes très fragilisées. Car même s’ils ne sont pas nécessairement « malades », les aidants sont très impactés par le stress, surtout dernièrement avec la crise sanitaire. Nous connaissons leur souffrance et leurs difficultés liées au stress. Il nous paraît donc important d’apporter un point de regard sur ce public, trop souvent épuisé. Enfin, en France, il n’existe, à ma connaissance, aucune étude interventionnelle ayant mesurée l’impact de la sophrologie auprès des aidants. L’orientation scientifique de l’étude est donc à la fois utile et novatrice. Je suis donc ravie d’apporter mon regard de terrain sur ce projet.

Quelle est votre implication dans ce projet ?

J’interviens au tant qu’expert en sophrologie à trois niveaux. Tout d’abord pour l’élaboration des parcours d’accompagnement qui vont être proposés aux aidants. Je me concentre sur l’aspect technique c’est-à-dire sur la construction et la progression des séances, la cohérence des exercices, avec l’objectif qui sera fixé par les chercheurs. Ce travail doit se faire en cohérence avec le cahier des charges - en cours de détermination par les personnes en charge de la recherche à l’A-MCA - qui va préciser le profil des aidants et les objectifs visés (stress, gestion émotionnelle, confiance en soi, etc.)

Ensuite, il faudra trouver les praticiens prêts à mener l’étude et à animer les séances. Ils doivent savoir répondre au cahier des charges. Il va donc y avoir une phase de recrutement en tenant compte de leur niveau de compétences et du nombre d’années d’expérience. Nous analyserons, lors d’entretiens, s’ils répondent à toutes les attentes du protocole de recherche au niveau des aptitudes, de l’expérience, mais aussi de l’éthique. Les sophrologues devront suivre un protocole strict et encadré afin d’éviter de créer des biais de suivi et questionner l’efficacité de la sophrologie.

Enfin, je superviserai la conformité des séances pendant la tenue de l’étude dans le cadre de temps d’échange avec les praticiens. Cette démarche permettra d’assurer, en lien avec les chercheurs, que les séances pratiquées seront homogènes pour chaque groupe.

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