Fiche pratique
Pratique acceptée

Il faut replacer le patient dans son milieu socioculturel et environnemental

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Vous avez rejoint l’A-MCA en tant qu’expert. Pourquoi ce choix ?

C’est important pour moi, car j’ai un attrait pour les médecines alternatives et complémentaires qui me vient de ma culture cubaine [François-Michel Lambert est franco-cubain, NDLR]. J’ai des relations assez fortes avec mon pays de naissance, qui a, du fait de son histoire, adopté une stratégie totalement différente des autres pays, notamment occidentaux, pour se développer. En raison du blocus américain, le pays a rencontré des difficultés pour accéder à des médicaments ou encore aux innovations technologiques, particulièrement dans le domaine médical. Rappelons les quatre piliers de la Révolution de 1959 : le logement, l’alimentation, l’éducation gratuite et la santé pour tous. De ce fait, Fidel Castro a lancé des formations très larges dans le domaine sanitaire, grâce à sa stratégie d’éducation pour tous justement. Aujourd’hui, on constate que le pays n’a certes pas eu les mêmes moyens que le monde occidental, mais la puissance des sciences humaines est bien présente et les résultats sont probants : le taux de vieillissement en bonne santé de la population est équivalent à celui de la France, le taux de mortalité infantile est parmi les plus bas au monde.

Comment cela s’explique-t-il ?

Le pays a adopté une approche de médecine endémique. Cuba est une île sur laquelle la biodiversité est très riche, davantage prolifique que sur le continent. Les Taïnos, les Indiens de l’île, ont appris à s’en servir et ont développé une démarche qui ne rentre pas dans les canons de la médecine occidentale, et dont les résultats sont fabuleux. Elle consiste à rechercher les solutions aux problèmes médicaux en tenant compte des produits naturels locaux. Aujourd’hui, cela a perduré, d’autant plus que les Cubains ne peuvent pas, du fait du blocus américain empêchant le pays d’accéder aux technologies occidentales, développer la recherche scientifique de la même manière que le reste du monde. Elle s’est donc fortement développée par un recours aux produits de la nature, parfois proche de l’homéopathie, par une approche spécifique humaine, la médecine intégrative.

Comment l’adapter à la France ?

Nous devons ouvrir un champ de débats positifs autour des MCA, de l’homéopathie à la médecine intégrative. Je suis dans l’incapacité de dire que l’homéopathie offre des résultats scientifiques probants. En revanche, des animaux sont soignés par homéopathie et cela marche. La problématique se pose d’ailleurs avec le cannabis. Il s’agit d’une plante très complexe, très variable dans ses composants. Comme toutes les plantes, elle a des bénéfices et des inconvénients. Il faut en tenir compte. En France, une expérimentation a débuté en début d’année sur l’usage du cannabis thérapeutique. Mais selon moi, elle est mal menée, car des maladies sont exclues de la prise en charge et il est exigé des patients de respecter des obligations contraignantes comme ne pas conduire, ce qui réduit le nombre de candidats. Forcément, l’expérimentation va avoir des limites dans ses résultats et sera plus longue.

Aujourd’hui la médecine intégrative est peu abordée et je pense que nous n’avons pas suffisamment travaillé sur le sujet. Or, si l’on prend l’exemple de la Corse, cette approche pourrait tout à fait y être appliquée. Peut-être que dans cette région dotée d’une culture particulière, d’une alimentation spécifique et d’une nature qui lui est propre, il serait opportun de développer une approche intégrative, replacer le patient dans son milieu socio-culturel et environnemental, plutôt que de vouloir calquer la prise en charge à celle développée sur le continent. Mais en France, il est difficile d’aborder le sujet. De nombreux amalgames sont faits. Pourtant, on ne peut nier à la médecine intégrative sa valeur ajoutée qui est d’adapter les soins à la personne et à son environnement. Néanmoins, je pense que ces approches doivent être encadrées pour créer de la confiance et mettre en place un accompagnement. Cela passe par le dialogue, la recherche et la confiance partagée pour voir comment avancer tous ensemble. Tous ces débats sur les MCA méritent d’être ouverts et la recherche, d’être approfondie.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique acceptée

Il faut replacer le patient dans son milieu socioculturel et environnemental

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Vous avez rejoint l’A-MCA en tant qu’expert. Pourquoi ce choix ?

C’est important pour moi, car j’ai un attrait pour les médecines alternatives et complémentaires qui me vient de ma culture cubaine [François-Michel Lambert est franco-cubain, NDLR]. J’ai des relations assez fortes avec mon pays de naissance, qui a, du fait de son histoire, adopté une stratégie totalement différente des autres pays, notamment occidentaux, pour se développer. En raison du blocus américain, le pays a rencontré des difficultés pour accéder à des médicaments ou encore aux innovations technologiques, particulièrement dans le domaine médical. Rappelons les quatre piliers de la Révolution de 1959 : le logement, l’alimentation, l’éducation gratuite et la santé pour tous. De ce fait, Fidel Castro a lancé des formations très larges dans le domaine sanitaire, grâce à sa stratégie d’éducation pour tous justement. Aujourd’hui, on constate que le pays n’a certes pas eu les mêmes moyens que le monde occidental, mais la puissance des sciences humaines est bien présente et les résultats sont probants : le taux de vieillissement en bonne santé de la population est équivalent à celui de la France, le taux de mortalité infantile est parmi les plus bas au monde.

Comment cela s’explique-t-il ?

Le pays a adopté une approche de médecine endémique. Cuba est une île sur laquelle la biodiversité est très riche, davantage prolifique que sur le continent. Les Taïnos, les Indiens de l’île, ont appris à s’en servir et ont développé une démarche qui ne rentre pas dans les canons de la médecine occidentale, et dont les résultats sont fabuleux. Elle consiste à rechercher les solutions aux problèmes médicaux en tenant compte des produits naturels locaux. Aujourd’hui, cela a perduré, d’autant plus que les Cubains ne peuvent pas, du fait du blocus américain empêchant le pays d’accéder aux technologies occidentales, développer la recherche scientifique de la même manière que le reste du monde. Elle s’est donc fortement développée par un recours aux produits de la nature, parfois proche de l’homéopathie, par une approche spécifique humaine, la médecine intégrative.

Comment l’adapter à la France ?

Nous devons ouvrir un champ de débats positifs autour des MCA, de l’homéopathie à la médecine intégrative. Je suis dans l’incapacité de dire que l’homéopathie offre des résultats scientifiques probants. En revanche, des animaux sont soignés par homéopathie et cela marche. La problématique se pose d’ailleurs avec le cannabis. Il s’agit d’une plante très complexe, très variable dans ses composants. Comme toutes les plantes, elle a des bénéfices et des inconvénients. Il faut en tenir compte. En France, une expérimentation a débuté en début d’année sur l’usage du cannabis thérapeutique. Mais selon moi, elle est mal menée, car des maladies sont exclues de la prise en charge et il est exigé des patients de respecter des obligations contraignantes comme ne pas conduire, ce qui réduit le nombre de candidats. Forcément, l’expérimentation va avoir des limites dans ses résultats et sera plus longue.

Aujourd’hui la médecine intégrative est peu abordée et je pense que nous n’avons pas suffisamment travaillé sur le sujet. Or, si l’on prend l’exemple de la Corse, cette approche pourrait tout à fait y être appliquée. Peut-être que dans cette région dotée d’une culture particulière, d’une alimentation spécifique et d’une nature qui lui est propre, il serait opportun de développer une approche intégrative, replacer le patient dans son milieu socio-culturel et environnemental, plutôt que de vouloir calquer la prise en charge à celle développée sur le continent. Mais en France, il est difficile d’aborder le sujet. De nombreux amalgames sont faits. Pourtant, on ne peut nier à la médecine intégrative sa valeur ajoutée qui est d’adapter les soins à la personne et à son environnement. Néanmoins, je pense que ces approches doivent être encadrées pour créer de la confiance et mettre en place un accompagnement. Cela passe par le dialogue, la recherche et la confiance partagée pour voir comment avancer tous ensemble. Tous ces débats sur les MCA méritent d’être ouverts et la recherche, d’être approfondie.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique recommandée

Il faut replacer le patient dans son milieu socioculturel et environnemental

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Vous avez rejoint l’A-MCA en tant qu’expert. Pourquoi ce choix ?

C’est important pour moi, car j’ai un attrait pour les médecines alternatives et complémentaires qui me vient de ma culture cubaine [François-Michel Lambert est franco-cubain, NDLR]. J’ai des relations assez fortes avec mon pays de naissance, qui a, du fait de son histoire, adopté une stratégie totalement différente des autres pays, notamment occidentaux, pour se développer. En raison du blocus américain, le pays a rencontré des difficultés pour accéder à des médicaments ou encore aux innovations technologiques, particulièrement dans le domaine médical. Rappelons les quatre piliers de la Révolution de 1959 : le logement, l’alimentation, l’éducation gratuite et la santé pour tous. De ce fait, Fidel Castro a lancé des formations très larges dans le domaine sanitaire, grâce à sa stratégie d’éducation pour tous justement. Aujourd’hui, on constate que le pays n’a certes pas eu les mêmes moyens que le monde occidental, mais la puissance des sciences humaines est bien présente et les résultats sont probants : le taux de vieillissement en bonne santé de la population est équivalent à celui de la France, le taux de mortalité infantile est parmi les plus bas au monde.

Comment cela s’explique-t-il ?

Le pays a adopté une approche de médecine endémique. Cuba est une île sur laquelle la biodiversité est très riche, davantage prolifique que sur le continent. Les Taïnos, les Indiens de l’île, ont appris à s’en servir et ont développé une démarche qui ne rentre pas dans les canons de la médecine occidentale, et dont les résultats sont fabuleux. Elle consiste à rechercher les solutions aux problèmes médicaux en tenant compte des produits naturels locaux. Aujourd’hui, cela a perduré, d’autant plus que les Cubains ne peuvent pas, du fait du blocus américain empêchant le pays d’accéder aux technologies occidentales, développer la recherche scientifique de la même manière que le reste du monde. Elle s’est donc fortement développée par un recours aux produits de la nature, parfois proche de l’homéopathie, par une approche spécifique humaine, la médecine intégrative.

Comment l’adapter à la France ?

Nous devons ouvrir un champ de débats positifs autour des MCA, de l’homéopathie à la médecine intégrative. Je suis dans l’incapacité de dire que l’homéopathie offre des résultats scientifiques probants. En revanche, des animaux sont soignés par homéopathie et cela marche. La problématique se pose d’ailleurs avec le cannabis. Il s’agit d’une plante très complexe, très variable dans ses composants. Comme toutes les plantes, elle a des bénéfices et des inconvénients. Il faut en tenir compte. En France, une expérimentation a débuté en début d’année sur l’usage du cannabis thérapeutique. Mais selon moi, elle est mal menée, car des maladies sont exclues de la prise en charge et il est exigé des patients de respecter des obligations contraignantes comme ne pas conduire, ce qui réduit le nombre de candidats. Forcément, l’expérimentation va avoir des limites dans ses résultats et sera plus longue.

Aujourd’hui la médecine intégrative est peu abordée et je pense que nous n’avons pas suffisamment travaillé sur le sujet. Or, si l’on prend l’exemple de la Corse, cette approche pourrait tout à fait y être appliquée. Peut-être que dans cette région dotée d’une culture particulière, d’une alimentation spécifique et d’une nature qui lui est propre, il serait opportun de développer une approche intégrative, replacer le patient dans son milieu socio-culturel et environnemental, plutôt que de vouloir calquer la prise en charge à celle développée sur le continent. Mais en France, il est difficile d’aborder le sujet. De nombreux amalgames sont faits. Pourtant, on ne peut nier à la médecine intégrative sa valeur ajoutée qui est d’adapter les soins à la personne et à son environnement. Néanmoins, je pense que ces approches doivent être encadrées pour créer de la confiance et mettre en place un accompagnement. Cela passe par le dialogue, la recherche et la confiance partagée pour voir comment avancer tous ensemble. Tous ces débats sur les MCA méritent d’être ouverts et la recherche, d’être approfondie.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique Tolérée

Il faut replacer le patient dans son milieu socioculturel et environnemental

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Vous avez rejoint l’A-MCA en tant qu’expert. Pourquoi ce choix ?

C’est important pour moi, car j’ai un attrait pour les médecines alternatives et complémentaires qui me vient de ma culture cubaine [François-Michel Lambert est franco-cubain, NDLR]. J’ai des relations assez fortes avec mon pays de naissance, qui a, du fait de son histoire, adopté une stratégie totalement différente des autres pays, notamment occidentaux, pour se développer. En raison du blocus américain, le pays a rencontré des difficultés pour accéder à des médicaments ou encore aux innovations technologiques, particulièrement dans le domaine médical. Rappelons les quatre piliers de la Révolution de 1959 : le logement, l’alimentation, l’éducation gratuite et la santé pour tous. De ce fait, Fidel Castro a lancé des formations très larges dans le domaine sanitaire, grâce à sa stratégie d’éducation pour tous justement. Aujourd’hui, on constate que le pays n’a certes pas eu les mêmes moyens que le monde occidental, mais la puissance des sciences humaines est bien présente et les résultats sont probants : le taux de vieillissement en bonne santé de la population est équivalent à celui de la France, le taux de mortalité infantile est parmi les plus bas au monde.

Comment cela s’explique-t-il ?

Le pays a adopté une approche de médecine endémique. Cuba est une île sur laquelle la biodiversité est très riche, davantage prolifique que sur le continent. Les Taïnos, les Indiens de l’île, ont appris à s’en servir et ont développé une démarche qui ne rentre pas dans les canons de la médecine occidentale, et dont les résultats sont fabuleux. Elle consiste à rechercher les solutions aux problèmes médicaux en tenant compte des produits naturels locaux. Aujourd’hui, cela a perduré, d’autant plus que les Cubains ne peuvent pas, du fait du blocus américain empêchant le pays d’accéder aux technologies occidentales, développer la recherche scientifique de la même manière que le reste du monde. Elle s’est donc fortement développée par un recours aux produits de la nature, parfois proche de l’homéopathie, par une approche spécifique humaine, la médecine intégrative.

Comment l’adapter à la France ?

Nous devons ouvrir un champ de débats positifs autour des MCA, de l’homéopathie à la médecine intégrative. Je suis dans l’incapacité de dire que l’homéopathie offre des résultats scientifiques probants. En revanche, des animaux sont soignés par homéopathie et cela marche. La problématique se pose d’ailleurs avec le cannabis. Il s’agit d’une plante très complexe, très variable dans ses composants. Comme toutes les plantes, elle a des bénéfices et des inconvénients. Il faut en tenir compte. En France, une expérimentation a débuté en début d’année sur l’usage du cannabis thérapeutique. Mais selon moi, elle est mal menée, car des maladies sont exclues de la prise en charge et il est exigé des patients de respecter des obligations contraignantes comme ne pas conduire, ce qui réduit le nombre de candidats. Forcément, l’expérimentation va avoir des limites dans ses résultats et sera plus longue.

Aujourd’hui la médecine intégrative est peu abordée et je pense que nous n’avons pas suffisamment travaillé sur le sujet. Or, si l’on prend l’exemple de la Corse, cette approche pourrait tout à fait y être appliquée. Peut-être que dans cette région dotée d’une culture particulière, d’une alimentation spécifique et d’une nature qui lui est propre, il serait opportun de développer une approche intégrative, replacer le patient dans son milieu socio-culturel et environnemental, plutôt que de vouloir calquer la prise en charge à celle développée sur le continent. Mais en France, il est difficile d’aborder le sujet. De nombreux amalgames sont faits. Pourtant, on ne peut nier à la médecine intégrative sa valeur ajoutée qui est d’adapter les soins à la personne et à son environnement. Néanmoins, je pense que ces approches doivent être encadrées pour créer de la confiance et mettre en place un accompagnement. Cela passe par le dialogue, la recherche et la confiance partagée pour voir comment avancer tous ensemble. Tous ces débats sur les MCA méritent d’être ouverts et la recherche, d’être approfondie.

Rédigé par l’A-MCA

Il faut replacer le patient dans son milieu socioculturel et environnemental

François-Michel LAMBERT

Député du groupe Libertés et Territoires (Bouches-du-Rhône) Expert politique A-MCA

Temps de lecture :
Lieu :
5min
Publié le :
1/9/2021
Catégorie :
Paroles d'élus

Expert au sein de l’A-MCA, François-Michel Lambert, député du groupe Libertés et Territoires (Bouches-du-Rhône), revient sur les origines de son engagement pour la médecine intégrative. Selon lui, la recherche dans le domaine des médecines alternatives et complémentaires doit être approfondie.

Vous avez rejoint l’A-MCA en tant qu’expert. Pourquoi ce choix ?

C’est important pour moi, car j’ai un attrait pour les médecines alternatives et complémentaires qui me vient de ma culture cubaine [François-Michel Lambert est franco-cubain, NDLR]. J’ai des relations assez fortes avec mon pays de naissance, qui a, du fait de son histoire, adopté une stratégie totalement différente des autres pays, notamment occidentaux, pour se développer. En raison du blocus américain, le pays a rencontré des difficultés pour accéder à des médicaments ou encore aux innovations technologiques, particulièrement dans le domaine médical. Rappelons les quatre piliers de la Révolution de 1959 : le logement, l’alimentation, l’éducation gratuite et la santé pour tous. De ce fait, Fidel Castro a lancé des formations très larges dans le domaine sanitaire, grâce à sa stratégie d’éducation pour tous justement. Aujourd’hui, on constate que le pays n’a certes pas eu les mêmes moyens que le monde occidental, mais la puissance des sciences humaines est bien présente et les résultats sont probants : le taux de vieillissement en bonne santé de la population est équivalent à celui de la France, le taux de mortalité infantile est parmi les plus bas au monde.

Comment cela s’explique-t-il ?

Le pays a adopté une approche de médecine endémique. Cuba est une île sur laquelle la biodiversité est très riche, davantage prolifique que sur le continent. Les Taïnos, les Indiens de l’île, ont appris à s’en servir et ont développé une démarche qui ne rentre pas dans les canons de la médecine occidentale, et dont les résultats sont fabuleux. Elle consiste à rechercher les solutions aux problèmes médicaux en tenant compte des produits naturels locaux. Aujourd’hui, cela a perduré, d’autant plus que les Cubains ne peuvent pas, du fait du blocus américain empêchant le pays d’accéder aux technologies occidentales, développer la recherche scientifique de la même manière que le reste du monde. Elle s’est donc fortement développée par un recours aux produits de la nature, parfois proche de l’homéopathie, par une approche spécifique humaine, la médecine intégrative.

Comment l’adapter à la France ?

Nous devons ouvrir un champ de débats positifs autour des MCA, de l’homéopathie à la médecine intégrative. Je suis dans l’incapacité de dire que l’homéopathie offre des résultats scientifiques probants. En revanche, des animaux sont soignés par homéopathie et cela marche. La problématique se pose d’ailleurs avec le cannabis. Il s’agit d’une plante très complexe, très variable dans ses composants. Comme toutes les plantes, elle a des bénéfices et des inconvénients. Il faut en tenir compte. En France, une expérimentation a débuté en début d’année sur l’usage du cannabis thérapeutique. Mais selon moi, elle est mal menée, car des maladies sont exclues de la prise en charge et il est exigé des patients de respecter des obligations contraignantes comme ne pas conduire, ce qui réduit le nombre de candidats. Forcément, l’expérimentation va avoir des limites dans ses résultats et sera plus longue.

Aujourd’hui la médecine intégrative est peu abordée et je pense que nous n’avons pas suffisamment travaillé sur le sujet. Or, si l’on prend l’exemple de la Corse, cette approche pourrait tout à fait y être appliquée. Peut-être que dans cette région dotée d’une culture particulière, d’une alimentation spécifique et d’une nature qui lui est propre, il serait opportun de développer une approche intégrative, replacer le patient dans son milieu socio-culturel et environnemental, plutôt que de vouloir calquer la prise en charge à celle développée sur le continent. Mais en France, il est difficile d’aborder le sujet. De nombreux amalgames sont faits. Pourtant, on ne peut nier à la médecine intégrative sa valeur ajoutée qui est d’adapter les soins à la personne et à son environnement. Néanmoins, je pense que ces approches doivent être encadrées pour créer de la confiance et mettre en place un accompagnement. Cela passe par le dialogue, la recherche et la confiance partagée pour voir comment avancer tous ensemble. Tous ces débats sur les MCA méritent d’être ouverts et la recherche, d’être approfondie.

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