Fiche pratique
Pratique acceptée

« Il faut continuer à explorer le champ d’intervention de l’homéopathie »

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Comment se situe l’homéopathie dans le champ des médecines complémentaires et alternatives ?

L’homéopathie se trouve dans une situation intermédiaire, car elle s’apparente à la fois une pratique non médicamenteuse avec une prise en charge globale et psychosociale de la personne, et une pratique médicamenteuse puisqu’elle détient le statut de médicament, même si elle n’est plus remboursée.  

Plus globalement, lorsque l’on parle de thérapeutiques non médicamenteuses, on peut se retrouver en opposition avec finalement, que très peu de personnes, puisqu’il n’y a pas de concurrence réelle. On va « simplement » se heurter à des sceptiques. Encore qu’aujourd’hui, de plus en plus d’études viennent prouver les effets bénéfiques des thérapies non médicamenteuses.  

Le « problème » avec l’homéopathie, c’est qu’elle avance sur le même terrain que celui des médicaments, avec lesquels elle est en concurrence. De fait, on se heurte à la fois à des oppositions scientifiques, mais aussi économiques.  

Comment apparenter l’homéopathie aux thérapies non médicamenteuses ?

Il existe selon moi trois points communs : la prise en charge globale du patient pour un retour à la santé, la non-nocivité de la thérapeutique et la possibilité d’une action préventive.  
L’un des bons exemples est la prise en charge de la covid. Il n’existe pas vraiment de traitement. Face à cette maladie, le corps doit faire comme il peut. Et lorsque le patient sort de la covid, il peut avoir des séquelles : épuisement, douleurs résiduelles, poussées de fièvre. Cependant, il est possible d’analyser le problème autrement. Avec l’homéopathie, il s’agit de préparer le corps en agissant en prévention pour optimiser ses réactions immunitaires, afin de faire une covid moins grave. Puis, de proposer des médicaments ayant fait leur preuve dans des pathologies proches, même si l’homéopathie n’est pas à même de prendre en charge une covid grave. Enfin, il est possible de traiter les effets post-covid comme les inflammations ou encore les poussées de fière.  

Aujourd’hui, des publications montrent les effets positifs de l’homéopathie. C’est le cas de l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3, qui a porté sur trois bras : les pathologies ORL récidivantes, les Troubles musculo-squelettiques orientés sur les lombalgies et enfin, les troubles anxieux, avec un axe spécifique sur la dépression. 8 000 patients ont été inclus par 400 médecins. Les résultats ont démontré une consommation de 50 % de médicaments en moins chez ceux soignés par homéopathie et une qualité de vie supérieure. Ce qui valide en grande partie le sujet des thérapeutiques complémentaires et alternatives.  

Quelle est aujourd’hui la place de l’homéopathie dans le système de santé ?

Actuellement, elle se définit tout simplement en termes d’accès à la santé, car elle propose une activité potentiellement préventive, une action symptomatique dans le domaine de l’inflammatoire (ORL, rhumatologie) et des résultats avantageux dans le champ de l’émotionnel. Elle affiche également des résultats très intéressants dans la post-maladie.  

Deux axes sont encore à approfondir. Le premier porte sur les soins de support en cancérologie. À ce jour, une dizaine de centres travaillent sur le sujet en menant des recherches. En utilisant l’homéopathie de façon courante, ils évaluent les meilleures tolérances au traitement. L’enjeu est de taille pour la qualité de vie et la potentielle guérison des patients pouvant poursuivre leurs traitements lourds en raison d’effets secondaires moindres.  

Le deuxième axe concerne la prise en charge de la femme enceinte puisque de nombreuses sages-femmes prescrivent de l’homéopathie à leurs patientes pendant la grossesse.  

Qu’en est-il de la formation des praticiens ?  

Il existe en France un Diplôme inter-universitaire (Brest, Reims, Lyon Sud, Marseille et Bobigny) sur deux ans (300 heures), accessible aux professions de santé prescriptrices ou donnant des conseils aux usagers du système de santé, à savoir les médecins, les sages-femmes et les pharmaciens, en fin d’étude ou diplômés. Nous délivrons également des attestations à des professions de santé non-prescriptrices sous réserve d’une possibilité d’application dans leur domaine, par exemple, des kinésithérapeutes ou encore des infirmières en pratique avancée, notamment celles exerçant en cancérologie.  

En parallèle, il existe des formations privées, respectant les normes européennes d’encadrement de l’enseignement en homéopathie (300 heures) avec des apports théoriques et pratiques.  

Existe-t-il un enjeu à moyen terme ?

L’homéopathie accompagne très bien les autres thérapies complémentaires. Si dans certains cas, elle doit venir en complément de la médecine conventionnelle, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes, dans d’autres cas, elle est « seulement » alternative, particulièrement sur les pathologies chroniques ORL ou encore pour la prise en charge de l’anxiété. Néanmoins, il faut continuer à explorer son champ d’intervention dans le domaine des maladies chroniques pour lesquelles la médecine conventionnelle est loin de répondre à tous les enjeux. Pratiquée par les médecins généralistes, la médecine de soin va être confortée par la recherche, cependant l’homéopathie est avant tout une expérience de traitement.

Fiche pratique
Pratique acceptée

« Il faut continuer à explorer le champ d’intervention de l’homéopathie »

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Comment se situe l’homéopathie dans le champ des médecines complémentaires et alternatives ?

L’homéopathie se trouve dans une situation intermédiaire, car elle s’apparente à la fois une pratique non médicamenteuse avec une prise en charge globale et psychosociale de la personne, et une pratique médicamenteuse puisqu’elle détient le statut de médicament, même si elle n’est plus remboursée.  

Plus globalement, lorsque l’on parle de thérapeutiques non médicamenteuses, on peut se retrouver en opposition avec finalement, que très peu de personnes, puisqu’il n’y a pas de concurrence réelle. On va « simplement » se heurter à des sceptiques. Encore qu’aujourd’hui, de plus en plus d’études viennent prouver les effets bénéfiques des thérapies non médicamenteuses.  

Le « problème » avec l’homéopathie, c’est qu’elle avance sur le même terrain que celui des médicaments, avec lesquels elle est en concurrence. De fait, on se heurte à la fois à des oppositions scientifiques, mais aussi économiques.  

Comment apparenter l’homéopathie aux thérapies non médicamenteuses ?

Il existe selon moi trois points communs : la prise en charge globale du patient pour un retour à la santé, la non-nocivité de la thérapeutique et la possibilité d’une action préventive.  
L’un des bons exemples est la prise en charge de la covid. Il n’existe pas vraiment de traitement. Face à cette maladie, le corps doit faire comme il peut. Et lorsque le patient sort de la covid, il peut avoir des séquelles : épuisement, douleurs résiduelles, poussées de fièvre. Cependant, il est possible d’analyser le problème autrement. Avec l’homéopathie, il s’agit de préparer le corps en agissant en prévention pour optimiser ses réactions immunitaires, afin de faire une covid moins grave. Puis, de proposer des médicaments ayant fait leur preuve dans des pathologies proches, même si l’homéopathie n’est pas à même de prendre en charge une covid grave. Enfin, il est possible de traiter les effets post-covid comme les inflammations ou encore les poussées de fière.  

Aujourd’hui, des publications montrent les effets positifs de l’homéopathie. C’est le cas de l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3, qui a porté sur trois bras : les pathologies ORL récidivantes, les Troubles musculo-squelettiques orientés sur les lombalgies et enfin, les troubles anxieux, avec un axe spécifique sur la dépression. 8 000 patients ont été inclus par 400 médecins. Les résultats ont démontré une consommation de 50 % de médicaments en moins chez ceux soignés par homéopathie et une qualité de vie supérieure. Ce qui valide en grande partie le sujet des thérapeutiques complémentaires et alternatives.  

Quelle est aujourd’hui la place de l’homéopathie dans le système de santé ?

Actuellement, elle se définit tout simplement en termes d’accès à la santé, car elle propose une activité potentiellement préventive, une action symptomatique dans le domaine de l’inflammatoire (ORL, rhumatologie) et des résultats avantageux dans le champ de l’émotionnel. Elle affiche également des résultats très intéressants dans la post-maladie.  

Deux axes sont encore à approfondir. Le premier porte sur les soins de support en cancérologie. À ce jour, une dizaine de centres travaillent sur le sujet en menant des recherches. En utilisant l’homéopathie de façon courante, ils évaluent les meilleures tolérances au traitement. L’enjeu est de taille pour la qualité de vie et la potentielle guérison des patients pouvant poursuivre leurs traitements lourds en raison d’effets secondaires moindres.  

Le deuxième axe concerne la prise en charge de la femme enceinte puisque de nombreuses sages-femmes prescrivent de l’homéopathie à leurs patientes pendant la grossesse.  

Qu’en est-il de la formation des praticiens ?  

Il existe en France un Diplôme inter-universitaire (Brest, Reims, Lyon Sud, Marseille et Bobigny) sur deux ans (300 heures), accessible aux professions de santé prescriptrices ou donnant des conseils aux usagers du système de santé, à savoir les médecins, les sages-femmes et les pharmaciens, en fin d’étude ou diplômés. Nous délivrons également des attestations à des professions de santé non-prescriptrices sous réserve d’une possibilité d’application dans leur domaine, par exemple, des kinésithérapeutes ou encore des infirmières en pratique avancée, notamment celles exerçant en cancérologie.  

En parallèle, il existe des formations privées, respectant les normes européennes d’encadrement de l’enseignement en homéopathie (300 heures) avec des apports théoriques et pratiques.  

Existe-t-il un enjeu à moyen terme ?

L’homéopathie accompagne très bien les autres thérapies complémentaires. Si dans certains cas, elle doit venir en complément de la médecine conventionnelle, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes, dans d’autres cas, elle est « seulement » alternative, particulièrement sur les pathologies chroniques ORL ou encore pour la prise en charge de l’anxiété. Néanmoins, il faut continuer à explorer son champ d’intervention dans le domaine des maladies chroniques pour lesquelles la médecine conventionnelle est loin de répondre à tous les enjeux. Pratiquée par les médecins généralistes, la médecine de soin va être confortée par la recherche, cependant l’homéopathie est avant tout une expérience de traitement.

Fiche pratique
Pratique recommandée

« Il faut continuer à explorer le champ d’intervention de l’homéopathie »

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Comment se situe l’homéopathie dans le champ des médecines complémentaires et alternatives ?

L’homéopathie se trouve dans une situation intermédiaire, car elle s’apparente à la fois une pratique non médicamenteuse avec une prise en charge globale et psychosociale de la personne, et une pratique médicamenteuse puisqu’elle détient le statut de médicament, même si elle n’est plus remboursée.  

Plus globalement, lorsque l’on parle de thérapeutiques non médicamenteuses, on peut se retrouver en opposition avec finalement, que très peu de personnes, puisqu’il n’y a pas de concurrence réelle. On va « simplement » se heurter à des sceptiques. Encore qu’aujourd’hui, de plus en plus d’études viennent prouver les effets bénéfiques des thérapies non médicamenteuses.  

Le « problème » avec l’homéopathie, c’est qu’elle avance sur le même terrain que celui des médicaments, avec lesquels elle est en concurrence. De fait, on se heurte à la fois à des oppositions scientifiques, mais aussi économiques.  

Comment apparenter l’homéopathie aux thérapies non médicamenteuses ?

Il existe selon moi trois points communs : la prise en charge globale du patient pour un retour à la santé, la non-nocivité de la thérapeutique et la possibilité d’une action préventive.  
L’un des bons exemples est la prise en charge de la covid. Il n’existe pas vraiment de traitement. Face à cette maladie, le corps doit faire comme il peut. Et lorsque le patient sort de la covid, il peut avoir des séquelles : épuisement, douleurs résiduelles, poussées de fièvre. Cependant, il est possible d’analyser le problème autrement. Avec l’homéopathie, il s’agit de préparer le corps en agissant en prévention pour optimiser ses réactions immunitaires, afin de faire une covid moins grave. Puis, de proposer des médicaments ayant fait leur preuve dans des pathologies proches, même si l’homéopathie n’est pas à même de prendre en charge une covid grave. Enfin, il est possible de traiter les effets post-covid comme les inflammations ou encore les poussées de fière.  

Aujourd’hui, des publications montrent les effets positifs de l’homéopathie. C’est le cas de l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3, qui a porté sur trois bras : les pathologies ORL récidivantes, les Troubles musculo-squelettiques orientés sur les lombalgies et enfin, les troubles anxieux, avec un axe spécifique sur la dépression. 8 000 patients ont été inclus par 400 médecins. Les résultats ont démontré une consommation de 50 % de médicaments en moins chez ceux soignés par homéopathie et une qualité de vie supérieure. Ce qui valide en grande partie le sujet des thérapeutiques complémentaires et alternatives.  

Quelle est aujourd’hui la place de l’homéopathie dans le système de santé ?

Actuellement, elle se définit tout simplement en termes d’accès à la santé, car elle propose une activité potentiellement préventive, une action symptomatique dans le domaine de l’inflammatoire (ORL, rhumatologie) et des résultats avantageux dans le champ de l’émotionnel. Elle affiche également des résultats très intéressants dans la post-maladie.  

Deux axes sont encore à approfondir. Le premier porte sur les soins de support en cancérologie. À ce jour, une dizaine de centres travaillent sur le sujet en menant des recherches. En utilisant l’homéopathie de façon courante, ils évaluent les meilleures tolérances au traitement. L’enjeu est de taille pour la qualité de vie et la potentielle guérison des patients pouvant poursuivre leurs traitements lourds en raison d’effets secondaires moindres.  

Le deuxième axe concerne la prise en charge de la femme enceinte puisque de nombreuses sages-femmes prescrivent de l’homéopathie à leurs patientes pendant la grossesse.  

Qu’en est-il de la formation des praticiens ?  

Il existe en France un Diplôme inter-universitaire (Brest, Reims, Lyon Sud, Marseille et Bobigny) sur deux ans (300 heures), accessible aux professions de santé prescriptrices ou donnant des conseils aux usagers du système de santé, à savoir les médecins, les sages-femmes et les pharmaciens, en fin d’étude ou diplômés. Nous délivrons également des attestations à des professions de santé non-prescriptrices sous réserve d’une possibilité d’application dans leur domaine, par exemple, des kinésithérapeutes ou encore des infirmières en pratique avancée, notamment celles exerçant en cancérologie.  

En parallèle, il existe des formations privées, respectant les normes européennes d’encadrement de l’enseignement en homéopathie (300 heures) avec des apports théoriques et pratiques.  

Existe-t-il un enjeu à moyen terme ?

L’homéopathie accompagne très bien les autres thérapies complémentaires. Si dans certains cas, elle doit venir en complément de la médecine conventionnelle, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes, dans d’autres cas, elle est « seulement » alternative, particulièrement sur les pathologies chroniques ORL ou encore pour la prise en charge de l’anxiété. Néanmoins, il faut continuer à explorer son champ d’intervention dans le domaine des maladies chroniques pour lesquelles la médecine conventionnelle est loin de répondre à tous les enjeux. Pratiquée par les médecins généralistes, la médecine de soin va être confortée par la recherche, cependant l’homéopathie est avant tout une expérience de traitement.

Fiche pratique
Pratique Tolérée

« Il faut continuer à explorer le champ d’intervention de l’homéopathie »

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Comment se situe l’homéopathie dans le champ des médecines complémentaires et alternatives ?

L’homéopathie se trouve dans une situation intermédiaire, car elle s’apparente à la fois une pratique non médicamenteuse avec une prise en charge globale et psychosociale de la personne, et une pratique médicamenteuse puisqu’elle détient le statut de médicament, même si elle n’est plus remboursée.  

Plus globalement, lorsque l’on parle de thérapeutiques non médicamenteuses, on peut se retrouver en opposition avec finalement, que très peu de personnes, puisqu’il n’y a pas de concurrence réelle. On va « simplement » se heurter à des sceptiques. Encore qu’aujourd’hui, de plus en plus d’études viennent prouver les effets bénéfiques des thérapies non médicamenteuses.  

Le « problème » avec l’homéopathie, c’est qu’elle avance sur le même terrain que celui des médicaments, avec lesquels elle est en concurrence. De fait, on se heurte à la fois à des oppositions scientifiques, mais aussi économiques.  

Comment apparenter l’homéopathie aux thérapies non médicamenteuses ?

Il existe selon moi trois points communs : la prise en charge globale du patient pour un retour à la santé, la non-nocivité de la thérapeutique et la possibilité d’une action préventive.  
L’un des bons exemples est la prise en charge de la covid. Il n’existe pas vraiment de traitement. Face à cette maladie, le corps doit faire comme il peut. Et lorsque le patient sort de la covid, il peut avoir des séquelles : épuisement, douleurs résiduelles, poussées de fièvre. Cependant, il est possible d’analyser le problème autrement. Avec l’homéopathie, il s’agit de préparer le corps en agissant en prévention pour optimiser ses réactions immunitaires, afin de faire une covid moins grave. Puis, de proposer des médicaments ayant fait leur preuve dans des pathologies proches, même si l’homéopathie n’est pas à même de prendre en charge une covid grave. Enfin, il est possible de traiter les effets post-covid comme les inflammations ou encore les poussées de fière.  

Aujourd’hui, des publications montrent les effets positifs de l’homéopathie. C’est le cas de l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3, qui a porté sur trois bras : les pathologies ORL récidivantes, les Troubles musculo-squelettiques orientés sur les lombalgies et enfin, les troubles anxieux, avec un axe spécifique sur la dépression. 8 000 patients ont été inclus par 400 médecins. Les résultats ont démontré une consommation de 50 % de médicaments en moins chez ceux soignés par homéopathie et une qualité de vie supérieure. Ce qui valide en grande partie le sujet des thérapeutiques complémentaires et alternatives.  

Quelle est aujourd’hui la place de l’homéopathie dans le système de santé ?

Actuellement, elle se définit tout simplement en termes d’accès à la santé, car elle propose une activité potentiellement préventive, une action symptomatique dans le domaine de l’inflammatoire (ORL, rhumatologie) et des résultats avantageux dans le champ de l’émotionnel. Elle affiche également des résultats très intéressants dans la post-maladie.  

Deux axes sont encore à approfondir. Le premier porte sur les soins de support en cancérologie. À ce jour, une dizaine de centres travaillent sur le sujet en menant des recherches. En utilisant l’homéopathie de façon courante, ils évaluent les meilleures tolérances au traitement. L’enjeu est de taille pour la qualité de vie et la potentielle guérison des patients pouvant poursuivre leurs traitements lourds en raison d’effets secondaires moindres.  

Le deuxième axe concerne la prise en charge de la femme enceinte puisque de nombreuses sages-femmes prescrivent de l’homéopathie à leurs patientes pendant la grossesse.  

Qu’en est-il de la formation des praticiens ?  

Il existe en France un Diplôme inter-universitaire (Brest, Reims, Lyon Sud, Marseille et Bobigny) sur deux ans (300 heures), accessible aux professions de santé prescriptrices ou donnant des conseils aux usagers du système de santé, à savoir les médecins, les sages-femmes et les pharmaciens, en fin d’étude ou diplômés. Nous délivrons également des attestations à des professions de santé non-prescriptrices sous réserve d’une possibilité d’application dans leur domaine, par exemple, des kinésithérapeutes ou encore des infirmières en pratique avancée, notamment celles exerçant en cancérologie.  

En parallèle, il existe des formations privées, respectant les normes européennes d’encadrement de l’enseignement en homéopathie (300 heures) avec des apports théoriques et pratiques.  

Existe-t-il un enjeu à moyen terme ?

L’homéopathie accompagne très bien les autres thérapies complémentaires. Si dans certains cas, elle doit venir en complément de la médecine conventionnelle, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes, dans d’autres cas, elle est « seulement » alternative, particulièrement sur les pathologies chroniques ORL ou encore pour la prise en charge de l’anxiété. Néanmoins, il faut continuer à explorer son champ d’intervention dans le domaine des maladies chroniques pour lesquelles la médecine conventionnelle est loin de répondre à tous les enjeux. Pratiquée par les médecins généralistes, la médecine de soin va être confortée par la recherche, cependant l’homéopathie est avant tout une expérience de traitement.

« Il faut continuer à explorer le champ d’intervention de l’homéopathie »

Dr Antoine DEMONCEAUX

Médecin généraliste homéopathe et responsable de la communication chez HoméoFrance, l’union des acteurs de l’homéopathie française.

Temps de lecture :
Lieu :
5min
Publié le :
11/5/2022
Catégorie :
Regards de praticiens

Médecin généraliste homéopathe et responsable de la communication chez HoméoFrance, l’union des acteurs de l’homéopathie française, le Dr Antoine DEMONCEAUX partage son point de vue sur la place de l’homéopathie dans le champ des Médecines complémentaires et alternatives (MCA).

Comment se situe l’homéopathie dans le champ des médecines complémentaires et alternatives ?

L’homéopathie se trouve dans une situation intermédiaire, car elle s’apparente à la fois une pratique non médicamenteuse avec une prise en charge globale et psychosociale de la personne, et une pratique médicamenteuse puisqu’elle détient le statut de médicament, même si elle n’est plus remboursée.  

Plus globalement, lorsque l’on parle de thérapeutiques non médicamenteuses, on peut se retrouver en opposition avec finalement, que très peu de personnes, puisqu’il n’y a pas de concurrence réelle. On va « simplement » se heurter à des sceptiques. Encore qu’aujourd’hui, de plus en plus d’études viennent prouver les effets bénéfiques des thérapies non médicamenteuses.  

Le « problème » avec l’homéopathie, c’est qu’elle avance sur le même terrain que celui des médicaments, avec lesquels elle est en concurrence. De fait, on se heurte à la fois à des oppositions scientifiques, mais aussi économiques.  

Comment apparenter l’homéopathie aux thérapies non médicamenteuses ?

Il existe selon moi trois points communs : la prise en charge globale du patient pour un retour à la santé, la non-nocivité de la thérapeutique et la possibilité d’une action préventive.  
L’un des bons exemples est la prise en charge de la covid. Il n’existe pas vraiment de traitement. Face à cette maladie, le corps doit faire comme il peut. Et lorsque le patient sort de la covid, il peut avoir des séquelles : épuisement, douleurs résiduelles, poussées de fièvre. Cependant, il est possible d’analyser le problème autrement. Avec l’homéopathie, il s’agit de préparer le corps en agissant en prévention pour optimiser ses réactions immunitaires, afin de faire une covid moins grave. Puis, de proposer des médicaments ayant fait leur preuve dans des pathologies proches, même si l’homéopathie n’est pas à même de prendre en charge une covid grave. Enfin, il est possible de traiter les effets post-covid comme les inflammations ou encore les poussées de fière.  

Aujourd’hui, des publications montrent les effets positifs de l’homéopathie. C’est le cas de l’étude pharmaco-épidémiologique EPI 3, qui a porté sur trois bras : les pathologies ORL récidivantes, les Troubles musculo-squelettiques orientés sur les lombalgies et enfin, les troubles anxieux, avec un axe spécifique sur la dépression. 8 000 patients ont été inclus par 400 médecins. Les résultats ont démontré une consommation de 50 % de médicaments en moins chez ceux soignés par homéopathie et une qualité de vie supérieure. Ce qui valide en grande partie le sujet des thérapeutiques complémentaires et alternatives.  

Quelle est aujourd’hui la place de l’homéopathie dans le système de santé ?

Actuellement, elle se définit tout simplement en termes d’accès à la santé, car elle propose une activité potentiellement préventive, une action symptomatique dans le domaine de l’inflammatoire (ORL, rhumatologie) et des résultats avantageux dans le champ de l’émotionnel. Elle affiche également des résultats très intéressants dans la post-maladie.  

Deux axes sont encore à approfondir. Le premier porte sur les soins de support en cancérologie. À ce jour, une dizaine de centres travaillent sur le sujet en menant des recherches. En utilisant l’homéopathie de façon courante, ils évaluent les meilleures tolérances au traitement. L’enjeu est de taille pour la qualité de vie et la potentielle guérison des patients pouvant poursuivre leurs traitements lourds en raison d’effets secondaires moindres.  

Le deuxième axe concerne la prise en charge de la femme enceinte puisque de nombreuses sages-femmes prescrivent de l’homéopathie à leurs patientes pendant la grossesse.  

Qu’en est-il de la formation des praticiens ?  

Il existe en France un Diplôme inter-universitaire (Brest, Reims, Lyon Sud, Marseille et Bobigny) sur deux ans (300 heures), accessible aux professions de santé prescriptrices ou donnant des conseils aux usagers du système de santé, à savoir les médecins, les sages-femmes et les pharmaciens, en fin d’étude ou diplômés. Nous délivrons également des attestations à des professions de santé non-prescriptrices sous réserve d’une possibilité d’application dans leur domaine, par exemple, des kinésithérapeutes ou encore des infirmières en pratique avancée, notamment celles exerçant en cancérologie.  

En parallèle, il existe des formations privées, respectant les normes européennes d’encadrement de l’enseignement en homéopathie (300 heures) avec des apports théoriques et pratiques.  

Existe-t-il un enjeu à moyen terme ?

L’homéopathie accompagne très bien les autres thérapies complémentaires. Si dans certains cas, elle doit venir en complément de la médecine conventionnelle, notamment pour la prise en charge des pathologies lourdes, dans d’autres cas, elle est « seulement » alternative, particulièrement sur les pathologies chroniques ORL ou encore pour la prise en charge de l’anxiété. Néanmoins, il faut continuer à explorer son champ d’intervention dans le domaine des maladies chroniques pour lesquelles la médecine conventionnelle est loin de répondre à tous les enjeux. Pratiquée par les médecins généralistes, la médecine de soin va être confortée par la recherche, cependant l’homéopathie est avant tout une expérience de traitement.

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