Fiche pratique
Pratique acceptée

Les MCA pour accompagner les patients atteints de cancer

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Rafaël ?

L’Institut se positionne en complémentarité du parcours médicamenteux classique des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Nous leur proposons une médecine globale, intégrative, les médecines complémentaires font donc partie de leur parcours de soins. A l’Institut Rafaël – qui porte le nom de l’ange de la guérison – ils ont accès à 80 acteurs du soin, médicaux et paramédicaux, exerçant une trentaine de disciplines, pour construire un parcours d’accompagnement coordonné, orienté vers la nutrition, l’activité physique adaptée, le bien-être, l’art-thérapie et aussi le retour à l’emploi, etc.

Qu’entendez-vous par médecine intégrative ?

Nous considérons que la santé n’est pas uniquement l’absence de maladie et qu’il faut tenir compte de toutes les composantes à savoir l’aspect social, psychologique, physique, sexuel, etc. pour se dire « en bonne santé ». L’approche curative et médicamenteuse dans la prise en charge d’une maladie n’est plus suffisante. Notre objectif est de démontrer que nous avons tout intérêt à nous occuper des patients globalement plutôt que de porter toute notre attention uniquement sur la maladie. Cette approche repose en partie sur le temps que nous consacrons à la prise en charge, donc à la qualité des soins, par l’intermédiaire du travail d’équipe.

Comment s’organise l’Institut Rafaël ?  

Il est composé de plusieurs espaces. L’espace sportif et de récupération physique avec des programmes d’activités physiques personnalisés permet d’accompagner le traitement des patients et de réduire les risques de récidive chez ceux en rémission. L’espace nutrition, prévention, santé bien-être propose des consultations de nutrition et de diététique, ainsi que des cours de cuisine afin d’améliorer le suivi des patients et résoudre les problématiques de perte de goût, d’appétit ou de variations de poids liées au traitement. L’espace d’onco-esthétique aide la personne qui a été touchée par le cancer et qui en garde des traces visibles et invisibles, à avoir une bonne image d’elle-même. Nous avons aussi un espace locomoteur pour le travail de la rééducation, un pôle de médecine traditionnelle avec les acupuncteurs, les réflexologues ou encore les auriculothérapeutes. Notre objectif est de créer une chaîne qui n’est pas centrée sur un médecin mais sur le patient.

Justement, comment le parcours patient est-il construit ?

Le parcours est co-construit par des infirmières de coordination en oncologie en lien direct avec les patients et les professionnels de l’Institut. Elles ont un rôle fondamental car elles suivent le patient tout au long de son parcours pour l’évaluer et le réorganiser si besoin. Elles sont le fil conducteur du parcours de soins, se soucient de sa cohérence et le réévaluent régulièrement. Elles s’entretiennent donc avec les patients afin d’en définir les objectifs. La majorité d’entre eux a besoin d’un parcours simple avec six à sept soins encadrés pendant environ quatre mois. Mais d’autres requièrent un parcours plus complexe. Nous travaillons sur chaque profil de manière individualisée et personnalisée. Nous intervenons également auprès des aidants car nous pensons devoir gérer toute la fragilité par cette médecine intégrative ; une approche qui pourrait être étendue à d’autres pathologies.

Comment êtes-vous assurés des bienfaits de tels soins ?

Nous évaluons tous les soins que nous proposons aux patients pour démontrer l’intérêt de la médecine intégrative. Jusqu’à présent nous avons évalué 26000 soins offerts à 2100 patients ce qui nous a permis de constater une baisse de 56% de dépressions psychologiques, de 32% des troubles alimentaires et de 35% du sentiment d’isolement. Nous avons également observé un regain d’énergie, d’autonomie et de lien social de 80% par l’art-thérapie et une baisse de 90% des douleurs grâce à la danse thérapie. Le fait de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu apporte de meilleurs résultats dans son processus de guérison.

Comment les patients peuvent-il bénéficier de cette approche ?

Les patients sont orientés au sein de l’Institut par leur oncologue, et certains nous appellent directement. Notre bassin de vie est principalement territorial. Une commission composée des professionnels de santé de l’Institut sélectionne ensuite les dossiers. Cette démarche est nécessaire car nous offrons les soins aux patients. Nous prenons en charge gratuitement en moyenne 1500 patients par an et notre objectif est de tendre vers 3000.

Le champ des MCA est donc très présent. Pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi des disciplines mais surtout des personnes qui les pratiquent, donc une communauté de valeurs. Tous les professionnels qui exercent au sein de l’Institut Rafaël doivent se penser dans un environnement global et bienveillant. Ils sont choisis par rapport à la complémentarité des disciplines. C’est indispensable par rapport au profil des personnes accueillies, diverses dans leur parcours. Nous nous devons de valoriser la différence et l’accompagnement. Nous cherchons des profils rigoureux, méthodiques, techniques et affectifs, des profils adeptes de la philosophie du care, qui portent une attention aux situations particulières.

Vous êtes expert au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi l’avoir rejoint ?

Je fais partie des médecins du comité scientifique de l’A-MCA, que j’ai rejoint, car je pense que structurer une approche en médecine complémentaire, intégrée à un parcours médical plus global, est fondamental. Nous devons réfléchir ensemble, dans nos différences, dans nos valeurs communes, pour sélectionner les bonnes approches, les enseigner et les transmettre.  C’est aussi cela la médecine intégrative : se réunir entre personnes qui portent les mêmes valeurs avec l’envie de construire ensemble.

Quel partenariat avez-vous construit justement ?

L’Institut Rafaël dispense des soins, mais nous sommes aussi un lieu de recherche et de formation. Nous souhaitons structurer cette approche de la médecine intégrative. Nous travaillons à la formation, à l’évaluation des soins, aux organisations du travail dans cette démarche qui reste récente et notre partenariat avec l’A-MCA repose sur ces axes de recherche et de formation.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique acceptée

Les MCA pour accompagner les patients atteints de cancer

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Rafaël ?

L’Institut se positionne en complémentarité du parcours médicamenteux classique des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Nous leur proposons une médecine globale, intégrative, les médecines complémentaires font donc partie de leur parcours de soins. A l’Institut Rafaël – qui porte le nom de l’ange de la guérison – ils ont accès à 80 acteurs du soin, médicaux et paramédicaux, exerçant une trentaine de disciplines, pour construire un parcours d’accompagnement coordonné, orienté vers la nutrition, l’activité physique adaptée, le bien-être, l’art-thérapie et aussi le retour à l’emploi, etc.

Qu’entendez-vous par médecine intégrative ?

Nous considérons que la santé n’est pas uniquement l’absence de maladie et qu’il faut tenir compte de toutes les composantes à savoir l’aspect social, psychologique, physique, sexuel, etc. pour se dire « en bonne santé ». L’approche curative et médicamenteuse dans la prise en charge d’une maladie n’est plus suffisante. Notre objectif est de démontrer que nous avons tout intérêt à nous occuper des patients globalement plutôt que de porter toute notre attention uniquement sur la maladie. Cette approche repose en partie sur le temps que nous consacrons à la prise en charge, donc à la qualité des soins, par l’intermédiaire du travail d’équipe.

Comment s’organise l’Institut Rafaël ?  

Il est composé de plusieurs espaces. L’espace sportif et de récupération physique avec des programmes d’activités physiques personnalisés permet d’accompagner le traitement des patients et de réduire les risques de récidive chez ceux en rémission. L’espace nutrition, prévention, santé bien-être propose des consultations de nutrition et de diététique, ainsi que des cours de cuisine afin d’améliorer le suivi des patients et résoudre les problématiques de perte de goût, d’appétit ou de variations de poids liées au traitement. L’espace d’onco-esthétique aide la personne qui a été touchée par le cancer et qui en garde des traces visibles et invisibles, à avoir une bonne image d’elle-même. Nous avons aussi un espace locomoteur pour le travail de la rééducation, un pôle de médecine traditionnelle avec les acupuncteurs, les réflexologues ou encore les auriculothérapeutes. Notre objectif est de créer une chaîne qui n’est pas centrée sur un médecin mais sur le patient.

Justement, comment le parcours patient est-il construit ?

Le parcours est co-construit par des infirmières de coordination en oncologie en lien direct avec les patients et les professionnels de l’Institut. Elles ont un rôle fondamental car elles suivent le patient tout au long de son parcours pour l’évaluer et le réorganiser si besoin. Elles sont le fil conducteur du parcours de soins, se soucient de sa cohérence et le réévaluent régulièrement. Elles s’entretiennent donc avec les patients afin d’en définir les objectifs. La majorité d’entre eux a besoin d’un parcours simple avec six à sept soins encadrés pendant environ quatre mois. Mais d’autres requièrent un parcours plus complexe. Nous travaillons sur chaque profil de manière individualisée et personnalisée. Nous intervenons également auprès des aidants car nous pensons devoir gérer toute la fragilité par cette médecine intégrative ; une approche qui pourrait être étendue à d’autres pathologies.

Comment êtes-vous assurés des bienfaits de tels soins ?

Nous évaluons tous les soins que nous proposons aux patients pour démontrer l’intérêt de la médecine intégrative. Jusqu’à présent nous avons évalué 26000 soins offerts à 2100 patients ce qui nous a permis de constater une baisse de 56% de dépressions psychologiques, de 32% des troubles alimentaires et de 35% du sentiment d’isolement. Nous avons également observé un regain d’énergie, d’autonomie et de lien social de 80% par l’art-thérapie et une baisse de 90% des douleurs grâce à la danse thérapie. Le fait de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu apporte de meilleurs résultats dans son processus de guérison.

Comment les patients peuvent-il bénéficier de cette approche ?

Les patients sont orientés au sein de l’Institut par leur oncologue, et certains nous appellent directement. Notre bassin de vie est principalement territorial. Une commission composée des professionnels de santé de l’Institut sélectionne ensuite les dossiers. Cette démarche est nécessaire car nous offrons les soins aux patients. Nous prenons en charge gratuitement en moyenne 1500 patients par an et notre objectif est de tendre vers 3000.

Le champ des MCA est donc très présent. Pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi des disciplines mais surtout des personnes qui les pratiquent, donc une communauté de valeurs. Tous les professionnels qui exercent au sein de l’Institut Rafaël doivent se penser dans un environnement global et bienveillant. Ils sont choisis par rapport à la complémentarité des disciplines. C’est indispensable par rapport au profil des personnes accueillies, diverses dans leur parcours. Nous nous devons de valoriser la différence et l’accompagnement. Nous cherchons des profils rigoureux, méthodiques, techniques et affectifs, des profils adeptes de la philosophie du care, qui portent une attention aux situations particulières.

Vous êtes expert au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi l’avoir rejoint ?

Je fais partie des médecins du comité scientifique de l’A-MCA, que j’ai rejoint, car je pense que structurer une approche en médecine complémentaire, intégrée à un parcours médical plus global, est fondamental. Nous devons réfléchir ensemble, dans nos différences, dans nos valeurs communes, pour sélectionner les bonnes approches, les enseigner et les transmettre.  C’est aussi cela la médecine intégrative : se réunir entre personnes qui portent les mêmes valeurs avec l’envie de construire ensemble.

Quel partenariat avez-vous construit justement ?

L’Institut Rafaël dispense des soins, mais nous sommes aussi un lieu de recherche et de formation. Nous souhaitons structurer cette approche de la médecine intégrative. Nous travaillons à la formation, à l’évaluation des soins, aux organisations du travail dans cette démarche qui reste récente et notre partenariat avec l’A-MCA repose sur ces axes de recherche et de formation.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique recommandée

Les MCA pour accompagner les patients atteints de cancer

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Rafaël ?

L’Institut se positionne en complémentarité du parcours médicamenteux classique des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Nous leur proposons une médecine globale, intégrative, les médecines complémentaires font donc partie de leur parcours de soins. A l’Institut Rafaël – qui porte le nom de l’ange de la guérison – ils ont accès à 80 acteurs du soin, médicaux et paramédicaux, exerçant une trentaine de disciplines, pour construire un parcours d’accompagnement coordonné, orienté vers la nutrition, l’activité physique adaptée, le bien-être, l’art-thérapie et aussi le retour à l’emploi, etc.

Qu’entendez-vous par médecine intégrative ?

Nous considérons que la santé n’est pas uniquement l’absence de maladie et qu’il faut tenir compte de toutes les composantes à savoir l’aspect social, psychologique, physique, sexuel, etc. pour se dire « en bonne santé ». L’approche curative et médicamenteuse dans la prise en charge d’une maladie n’est plus suffisante. Notre objectif est de démontrer que nous avons tout intérêt à nous occuper des patients globalement plutôt que de porter toute notre attention uniquement sur la maladie. Cette approche repose en partie sur le temps que nous consacrons à la prise en charge, donc à la qualité des soins, par l’intermédiaire du travail d’équipe.

Comment s’organise l’Institut Rafaël ?  

Il est composé de plusieurs espaces. L’espace sportif et de récupération physique avec des programmes d’activités physiques personnalisés permet d’accompagner le traitement des patients et de réduire les risques de récidive chez ceux en rémission. L’espace nutrition, prévention, santé bien-être propose des consultations de nutrition et de diététique, ainsi que des cours de cuisine afin d’améliorer le suivi des patients et résoudre les problématiques de perte de goût, d’appétit ou de variations de poids liées au traitement. L’espace d’onco-esthétique aide la personne qui a été touchée par le cancer et qui en garde des traces visibles et invisibles, à avoir une bonne image d’elle-même. Nous avons aussi un espace locomoteur pour le travail de la rééducation, un pôle de médecine traditionnelle avec les acupuncteurs, les réflexologues ou encore les auriculothérapeutes. Notre objectif est de créer une chaîne qui n’est pas centrée sur un médecin mais sur le patient.

Justement, comment le parcours patient est-il construit ?

Le parcours est co-construit par des infirmières de coordination en oncologie en lien direct avec les patients et les professionnels de l’Institut. Elles ont un rôle fondamental car elles suivent le patient tout au long de son parcours pour l’évaluer et le réorganiser si besoin. Elles sont le fil conducteur du parcours de soins, se soucient de sa cohérence et le réévaluent régulièrement. Elles s’entretiennent donc avec les patients afin d’en définir les objectifs. La majorité d’entre eux a besoin d’un parcours simple avec six à sept soins encadrés pendant environ quatre mois. Mais d’autres requièrent un parcours plus complexe. Nous travaillons sur chaque profil de manière individualisée et personnalisée. Nous intervenons également auprès des aidants car nous pensons devoir gérer toute la fragilité par cette médecine intégrative ; une approche qui pourrait être étendue à d’autres pathologies.

Comment êtes-vous assurés des bienfaits de tels soins ?

Nous évaluons tous les soins que nous proposons aux patients pour démontrer l’intérêt de la médecine intégrative. Jusqu’à présent nous avons évalué 26000 soins offerts à 2100 patients ce qui nous a permis de constater une baisse de 56% de dépressions psychologiques, de 32% des troubles alimentaires et de 35% du sentiment d’isolement. Nous avons également observé un regain d’énergie, d’autonomie et de lien social de 80% par l’art-thérapie et une baisse de 90% des douleurs grâce à la danse thérapie. Le fait de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu apporte de meilleurs résultats dans son processus de guérison.

Comment les patients peuvent-il bénéficier de cette approche ?

Les patients sont orientés au sein de l’Institut par leur oncologue, et certains nous appellent directement. Notre bassin de vie est principalement territorial. Une commission composée des professionnels de santé de l’Institut sélectionne ensuite les dossiers. Cette démarche est nécessaire car nous offrons les soins aux patients. Nous prenons en charge gratuitement en moyenne 1500 patients par an et notre objectif est de tendre vers 3000.

Le champ des MCA est donc très présent. Pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi des disciplines mais surtout des personnes qui les pratiquent, donc une communauté de valeurs. Tous les professionnels qui exercent au sein de l’Institut Rafaël doivent se penser dans un environnement global et bienveillant. Ils sont choisis par rapport à la complémentarité des disciplines. C’est indispensable par rapport au profil des personnes accueillies, diverses dans leur parcours. Nous nous devons de valoriser la différence et l’accompagnement. Nous cherchons des profils rigoureux, méthodiques, techniques et affectifs, des profils adeptes de la philosophie du care, qui portent une attention aux situations particulières.

Vous êtes expert au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi l’avoir rejoint ?

Je fais partie des médecins du comité scientifique de l’A-MCA, que j’ai rejoint, car je pense que structurer une approche en médecine complémentaire, intégrée à un parcours médical plus global, est fondamental. Nous devons réfléchir ensemble, dans nos différences, dans nos valeurs communes, pour sélectionner les bonnes approches, les enseigner et les transmettre.  C’est aussi cela la médecine intégrative : se réunir entre personnes qui portent les mêmes valeurs avec l’envie de construire ensemble.

Quel partenariat avez-vous construit justement ?

L’Institut Rafaël dispense des soins, mais nous sommes aussi un lieu de recherche et de formation. Nous souhaitons structurer cette approche de la médecine intégrative. Nous travaillons à la formation, à l’évaluation des soins, aux organisations du travail dans cette démarche qui reste récente et notre partenariat avec l’A-MCA repose sur ces axes de recherche et de formation.

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique Tolérée

Les MCA pour accompagner les patients atteints de cancer

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Rafaël ?

L’Institut se positionne en complémentarité du parcours médicamenteux classique des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Nous leur proposons une médecine globale, intégrative, les médecines complémentaires font donc partie de leur parcours de soins. A l’Institut Rafaël – qui porte le nom de l’ange de la guérison – ils ont accès à 80 acteurs du soin, médicaux et paramédicaux, exerçant une trentaine de disciplines, pour construire un parcours d’accompagnement coordonné, orienté vers la nutrition, l’activité physique adaptée, le bien-être, l’art-thérapie et aussi le retour à l’emploi, etc.

Qu’entendez-vous par médecine intégrative ?

Nous considérons que la santé n’est pas uniquement l’absence de maladie et qu’il faut tenir compte de toutes les composantes à savoir l’aspect social, psychologique, physique, sexuel, etc. pour se dire « en bonne santé ». L’approche curative et médicamenteuse dans la prise en charge d’une maladie n’est plus suffisante. Notre objectif est de démontrer que nous avons tout intérêt à nous occuper des patients globalement plutôt que de porter toute notre attention uniquement sur la maladie. Cette approche repose en partie sur le temps que nous consacrons à la prise en charge, donc à la qualité des soins, par l’intermédiaire du travail d’équipe.

Comment s’organise l’Institut Rafaël ?  

Il est composé de plusieurs espaces. L’espace sportif et de récupération physique avec des programmes d’activités physiques personnalisés permet d’accompagner le traitement des patients et de réduire les risques de récidive chez ceux en rémission. L’espace nutrition, prévention, santé bien-être propose des consultations de nutrition et de diététique, ainsi que des cours de cuisine afin d’améliorer le suivi des patients et résoudre les problématiques de perte de goût, d’appétit ou de variations de poids liées au traitement. L’espace d’onco-esthétique aide la personne qui a été touchée par le cancer et qui en garde des traces visibles et invisibles, à avoir une bonne image d’elle-même. Nous avons aussi un espace locomoteur pour le travail de la rééducation, un pôle de médecine traditionnelle avec les acupuncteurs, les réflexologues ou encore les auriculothérapeutes. Notre objectif est de créer une chaîne qui n’est pas centrée sur un médecin mais sur le patient.

Justement, comment le parcours patient est-il construit ?

Le parcours est co-construit par des infirmières de coordination en oncologie en lien direct avec les patients et les professionnels de l’Institut. Elles ont un rôle fondamental car elles suivent le patient tout au long de son parcours pour l’évaluer et le réorganiser si besoin. Elles sont le fil conducteur du parcours de soins, se soucient de sa cohérence et le réévaluent régulièrement. Elles s’entretiennent donc avec les patients afin d’en définir les objectifs. La majorité d’entre eux a besoin d’un parcours simple avec six à sept soins encadrés pendant environ quatre mois. Mais d’autres requièrent un parcours plus complexe. Nous travaillons sur chaque profil de manière individualisée et personnalisée. Nous intervenons également auprès des aidants car nous pensons devoir gérer toute la fragilité par cette médecine intégrative ; une approche qui pourrait être étendue à d’autres pathologies.

Comment êtes-vous assurés des bienfaits de tels soins ?

Nous évaluons tous les soins que nous proposons aux patients pour démontrer l’intérêt de la médecine intégrative. Jusqu’à présent nous avons évalué 26000 soins offerts à 2100 patients ce qui nous a permis de constater une baisse de 56% de dépressions psychologiques, de 32% des troubles alimentaires et de 35% du sentiment d’isolement. Nous avons également observé un regain d’énergie, d’autonomie et de lien social de 80% par l’art-thérapie et une baisse de 90% des douleurs grâce à la danse thérapie. Le fait de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu apporte de meilleurs résultats dans son processus de guérison.

Comment les patients peuvent-il bénéficier de cette approche ?

Les patients sont orientés au sein de l’Institut par leur oncologue, et certains nous appellent directement. Notre bassin de vie est principalement territorial. Une commission composée des professionnels de santé de l’Institut sélectionne ensuite les dossiers. Cette démarche est nécessaire car nous offrons les soins aux patients. Nous prenons en charge gratuitement en moyenne 1500 patients par an et notre objectif est de tendre vers 3000.

Le champ des MCA est donc très présent. Pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi des disciplines mais surtout des personnes qui les pratiquent, donc une communauté de valeurs. Tous les professionnels qui exercent au sein de l’Institut Rafaël doivent se penser dans un environnement global et bienveillant. Ils sont choisis par rapport à la complémentarité des disciplines. C’est indispensable par rapport au profil des personnes accueillies, diverses dans leur parcours. Nous nous devons de valoriser la différence et l’accompagnement. Nous cherchons des profils rigoureux, méthodiques, techniques et affectifs, des profils adeptes de la philosophie du care, qui portent une attention aux situations particulières.

Vous êtes expert au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi l’avoir rejoint ?

Je fais partie des médecins du comité scientifique de l’A-MCA, que j’ai rejoint, car je pense que structurer une approche en médecine complémentaire, intégrée à un parcours médical plus global, est fondamental. Nous devons réfléchir ensemble, dans nos différences, dans nos valeurs communes, pour sélectionner les bonnes approches, les enseigner et les transmettre.  C’est aussi cela la médecine intégrative : se réunir entre personnes qui portent les mêmes valeurs avec l’envie de construire ensemble.

Quel partenariat avez-vous construit justement ?

L’Institut Rafaël dispense des soins, mais nous sommes aussi un lieu de recherche et de formation. Nous souhaitons structurer cette approche de la médecine intégrative. Nous travaillons à la formation, à l’évaluation des soins, aux organisations du travail dans cette démarche qui reste récente et notre partenariat avec l’A-MCA repose sur ces axes de recherche et de formation.

Rédigé par l’A-MCA

Les MCA pour accompagner les patients atteints de cancer

Dr Alain TOLÉDANO

Médecin Oncologue, Président de l’Institut Rafael, Directeur de la chaire Santé Intégrative au CNAM, Expert du pôle réflexion A-MCA

Temps de lecture :
Lieu :
5min
Publié le :
5/9/2021
Catégorie :
Visions de terrain

Les médecines complémentaires et alternatives (MCA) occupent une place de premier rang dans la prise en charge des patients atteints d’un cancer. Le Dr Alain Tolédano, oncologue, fondateur de l’Institut Rafaël, la maison de l’après cancer située à Levallois-Perret (Ile-de-France), en est d’ailleurs un fervent défenseur dans le cadre d’une médecine intégrative. Le point.

Pouvez-vous nous présenter l’Institut Rafaël ?

L’Institut se positionne en complémentarité du parcours médicamenteux classique des patients atteints d’un cancer ou en rémission. Nous leur proposons une médecine globale, intégrative, les médecines complémentaires font donc partie de leur parcours de soins. A l’Institut Rafaël – qui porte le nom de l’ange de la guérison – ils ont accès à 80 acteurs du soin, médicaux et paramédicaux, exerçant une trentaine de disciplines, pour construire un parcours d’accompagnement coordonné, orienté vers la nutrition, l’activité physique adaptée, le bien-être, l’art-thérapie et aussi le retour à l’emploi, etc.

Qu’entendez-vous par médecine intégrative ?

Nous considérons que la santé n’est pas uniquement l’absence de maladie et qu’il faut tenir compte de toutes les composantes à savoir l’aspect social, psychologique, physique, sexuel, etc. pour se dire « en bonne santé ». L’approche curative et médicamenteuse dans la prise en charge d’une maladie n’est plus suffisante. Notre objectif est de démontrer que nous avons tout intérêt à nous occuper des patients globalement plutôt que de porter toute notre attention uniquement sur la maladie. Cette approche repose en partie sur le temps que nous consacrons à la prise en charge, donc à la qualité des soins, par l’intermédiaire du travail d’équipe.

Comment s’organise l’Institut Rafaël ?  

Il est composé de plusieurs espaces. L’espace sportif et de récupération physique avec des programmes d’activités physiques personnalisés permet d’accompagner le traitement des patients et de réduire les risques de récidive chez ceux en rémission. L’espace nutrition, prévention, santé bien-être propose des consultations de nutrition et de diététique, ainsi que des cours de cuisine afin d’améliorer le suivi des patients et résoudre les problématiques de perte de goût, d’appétit ou de variations de poids liées au traitement. L’espace d’onco-esthétique aide la personne qui a été touchée par le cancer et qui en garde des traces visibles et invisibles, à avoir une bonne image d’elle-même. Nous avons aussi un espace locomoteur pour le travail de la rééducation, un pôle de médecine traditionnelle avec les acupuncteurs, les réflexologues ou encore les auriculothérapeutes. Notre objectif est de créer une chaîne qui n’est pas centrée sur un médecin mais sur le patient.

Justement, comment le parcours patient est-il construit ?

Le parcours est co-construit par des infirmières de coordination en oncologie en lien direct avec les patients et les professionnels de l’Institut. Elles ont un rôle fondamental car elles suivent le patient tout au long de son parcours pour l’évaluer et le réorganiser si besoin. Elles sont le fil conducteur du parcours de soins, se soucient de sa cohérence et le réévaluent régulièrement. Elles s’entretiennent donc avec les patients afin d’en définir les objectifs. La majorité d’entre eux a besoin d’un parcours simple avec six à sept soins encadrés pendant environ quatre mois. Mais d’autres requièrent un parcours plus complexe. Nous travaillons sur chaque profil de manière individualisée et personnalisée. Nous intervenons également auprès des aidants car nous pensons devoir gérer toute la fragilité par cette médecine intégrative ; une approche qui pourrait être étendue à d’autres pathologies.

Comment êtes-vous assurés des bienfaits de tels soins ?

Nous évaluons tous les soins que nous proposons aux patients pour démontrer l’intérêt de la médecine intégrative. Jusqu’à présent nous avons évalué 26000 soins offerts à 2100 patients ce qui nous a permis de constater une baisse de 56% de dépressions psychologiques, de 32% des troubles alimentaires et de 35% du sentiment d’isolement. Nous avons également observé un regain d’énergie, d’autonomie et de lien social de 80% par l’art-thérapie et une baisse de 90% des douleurs grâce à la danse thérapie. Le fait de passer d’une médecine centrée sur la maladie à une médecine centrée sur l’individu apporte de meilleurs résultats dans son processus de guérison.

Comment les patients peuvent-il bénéficier de cette approche ?

Les patients sont orientés au sein de l’Institut par leur oncologue, et certains nous appellent directement. Notre bassin de vie est principalement territorial. Une commission composée des professionnels de santé de l’Institut sélectionne ensuite les dossiers. Cette démarche est nécessaire car nous offrons les soins aux patients. Nous prenons en charge gratuitement en moyenne 1500 patients par an et notre objectif est de tendre vers 3000.

Le champ des MCA est donc très présent. Pourquoi ce choix ?

Nous avons choisi des disciplines mais surtout des personnes qui les pratiquent, donc une communauté de valeurs. Tous les professionnels qui exercent au sein de l’Institut Rafaël doivent se penser dans un environnement global et bienveillant. Ils sont choisis par rapport à la complémentarité des disciplines. C’est indispensable par rapport au profil des personnes accueillies, diverses dans leur parcours. Nous nous devons de valoriser la différence et l’accompagnement. Nous cherchons des profils rigoureux, méthodiques, techniques et affectifs, des profils adeptes de la philosophie du care, qui portent une attention aux situations particulières.

Vous êtes expert au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi l’avoir rejoint ?

Je fais partie des médecins du comité scientifique de l’A-MCA, que j’ai rejoint, car je pense que structurer une approche en médecine complémentaire, intégrée à un parcours médical plus global, est fondamental. Nous devons réfléchir ensemble, dans nos différences, dans nos valeurs communes, pour sélectionner les bonnes approches, les enseigner et les transmettre.  C’est aussi cela la médecine intégrative : se réunir entre personnes qui portent les mêmes valeurs avec l’envie de construire ensemble.

Quel partenariat avez-vous construit justement ?

L’Institut Rafaël dispense des soins, mais nous sommes aussi un lieu de recherche et de formation. Nous souhaitons structurer cette approche de la médecine intégrative. Nous travaillons à la formation, à l’évaluation des soins, aux organisations du travail dans cette démarche qui reste récente et notre partenariat avec l’A-MCA repose sur ces axes de recherche et de formation.

Rédigé par l’A-MCA

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