Fiche pratique
Pratique acceptée

La réflexologie, une pratique bénéfique pour les personnes touchées par un cancer

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Définir les attentes

La réflexologie peut intervenir à différents moments de la prise en charge en cancérologie à savoir en amont, pendant et après le traitement. Elle montre également son intérêt dans les soins palliatifs, afin de réguler l’anxiété, les tensions physiques et fluidifier la respiration des malades, même lourdement sédatés. Les traitements n’ayant pas tous le même rythme, ni les mêmes incidences (neuropathie, troubles digestifs, etc.), il semble important de déterminer en amont, avec chaque personne, les manifestations des troubles de façon précise, afin de proposer l’accompagnement le

plus adapté et un rythme de séances déterminé. Par exemple, certains usagers vont être angoissés en amont d’une cure. Tandis que d’autres rencontreront des difficultés à cause de la chimiothérapie. « Nous allons ainsi déterminer avec la personne son degré d’anxiété, afin de savoir s’il est plus pertinent d’effectuer une séance de réflexologie avant ou après le traitement, pour qu’elle soit la plus profitable et permettre la meilleure tolérance au traitement et la meilleure récupération possible », fait savoir Nathalie THOULY.

Les effets de la réflexologie

Outre l’aspect purement « soins réflexologiques détente » avec le toucher et le soin corporel, le réflexologue peut également induire, par ses manipulations précises, une relaxation et une régulation du système nerveux et des troubles physiques comme les vomissements liés aux traitements. Par ailleurs, « lorsqu’on est formé à la réflexologie centrée sur l’oncologie, on est de fait spécifiquement formé à l’accompagnement verbal, donc à la régulation des émotions et du stress lié aux traitements, explique Nathalie THOULY. Nous pouvons alors représenter un bon trait d’union, notamment vis-à-vis d’un adulte ou un adolescent confronté à des difficultés qu’il ne parvient pas à exprimer. » La réflexologie peut ainsi constituer une première étape pour les mettre en lumière et chercher à les réguler. « Comme nous intervenons sur le corps au niveau du système nerveux, l’évocation de sujet difficile devient plus facile, ouvrant la possibilité d’orienter, si nécessaire, la personne, par exemple, vers un accompagnement psychologique », indique-t-elle. Et de poursuivre : « La réflexologie peut être intéressante pour les jeunes souvent moins demandeurs, et plutôt résignés face à leur cancer. Ils refusent parfois l’accompagnement psychologique qui leur est proposé et ne comprennent pas l’importance de réguler leurs émotions. »

À titre d’exemple, Nathalie THOULY a eu l’occasion de prendre en charge un adolescent ne souhaitant pas consulter un psychologue, de peur d’inquiéter sa maman, et qui disait « n’avoir aucun problème dans sa tête ». Au cours des séances et grâce à la sécurité psychologique instaurée, elle a pu progressivement l’aider à exprimer ses peurs et ses inquiétudes, puis l’orienter vers ce professionnel. « La réflexologie couplée à l’accompagnement verbal centré sur la personne est présentée comme une approche qui va les détendre et diminuer les effets désagréables liés notamment aux traitements, rapporte-t-elle. Les jeunes l’acceptent alors plus facilement. »

L’accompagnement post-traitement

Enfin, « la réflexologie joue un rôle dans le cadre de la convalescence en vue de favoriser la récupération psycho-émotionnelle et permettre, par exemple, une meilleure restauration de l’équilibre dans le corps et des troubles du sommeil », indique Nathalie THOULY. Et de poursuivre : « Pendant les traitements, les personnes ont un planning assez conséquent, et après la dernière cure de chimiothérapie ou de radiothérapie, ils peuvent se sentir isolés. Nous pouvons alors intervenir à un moment où elles se sentent un peu abandonnées. » Le suivi réflexologique est également intéressant à la reprise du travail, lorsque les personnes se sentent beaucoup mieux physiquement afin de prévenir un contrecoup physique et mental. « Nous allons alors pouvoir les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie, en dehors de leur parenthèse cancer », conclut-elle.

Fiche pratique
Pratique acceptée

La réflexologie, une pratique bénéfique pour les personnes touchées par un cancer

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Définir les attentes

La réflexologie peut intervenir à différents moments de la prise en charge en cancérologie à savoir en amont, pendant et après le traitement. Elle montre également son intérêt dans les soins palliatifs, afin de réguler l’anxiété, les tensions physiques et fluidifier la respiration des malades, même lourdement sédatés. Les traitements n’ayant pas tous le même rythme, ni les mêmes incidences (neuropathie, troubles digestifs, etc.), il semble important de déterminer en amont, avec chaque personne, les manifestations des troubles de façon précise, afin de proposer l’accompagnement le

plus adapté et un rythme de séances déterminé. Par exemple, certains usagers vont être angoissés en amont d’une cure. Tandis que d’autres rencontreront des difficultés à cause de la chimiothérapie. « Nous allons ainsi déterminer avec la personne son degré d’anxiété, afin de savoir s’il est plus pertinent d’effectuer une séance de réflexologie avant ou après le traitement, pour qu’elle soit la plus profitable et permettre la meilleure tolérance au traitement et la meilleure récupération possible », fait savoir Nathalie THOULY.

Les effets de la réflexologie

Outre l’aspect purement « soins réflexologiques détente » avec le toucher et le soin corporel, le réflexologue peut également induire, par ses manipulations précises, une relaxation et une régulation du système nerveux et des troubles physiques comme les vomissements liés aux traitements. Par ailleurs, « lorsqu’on est formé à la réflexologie centrée sur l’oncologie, on est de fait spécifiquement formé à l’accompagnement verbal, donc à la régulation des émotions et du stress lié aux traitements, explique Nathalie THOULY. Nous pouvons alors représenter un bon trait d’union, notamment vis-à-vis d’un adulte ou un adolescent confronté à des difficultés qu’il ne parvient pas à exprimer. » La réflexologie peut ainsi constituer une première étape pour les mettre en lumière et chercher à les réguler. « Comme nous intervenons sur le corps au niveau du système nerveux, l’évocation de sujet difficile devient plus facile, ouvrant la possibilité d’orienter, si nécessaire, la personne, par exemple, vers un accompagnement psychologique », indique-t-elle. Et de poursuivre : « La réflexologie peut être intéressante pour les jeunes souvent moins demandeurs, et plutôt résignés face à leur cancer. Ils refusent parfois l’accompagnement psychologique qui leur est proposé et ne comprennent pas l’importance de réguler leurs émotions. »

À titre d’exemple, Nathalie THOULY a eu l’occasion de prendre en charge un adolescent ne souhaitant pas consulter un psychologue, de peur d’inquiéter sa maman, et qui disait « n’avoir aucun problème dans sa tête ». Au cours des séances et grâce à la sécurité psychologique instaurée, elle a pu progressivement l’aider à exprimer ses peurs et ses inquiétudes, puis l’orienter vers ce professionnel. « La réflexologie couplée à l’accompagnement verbal centré sur la personne est présentée comme une approche qui va les détendre et diminuer les effets désagréables liés notamment aux traitements, rapporte-t-elle. Les jeunes l’acceptent alors plus facilement. »

L’accompagnement post-traitement

Enfin, « la réflexologie joue un rôle dans le cadre de la convalescence en vue de favoriser la récupération psycho-émotionnelle et permettre, par exemple, une meilleure restauration de l’équilibre dans le corps et des troubles du sommeil », indique Nathalie THOULY. Et de poursuivre : « Pendant les traitements, les personnes ont un planning assez conséquent, et après la dernière cure de chimiothérapie ou de radiothérapie, ils peuvent se sentir isolés. Nous pouvons alors intervenir à un moment où elles se sentent un peu abandonnées. » Le suivi réflexologique est également intéressant à la reprise du travail, lorsque les personnes se sentent beaucoup mieux physiquement afin de prévenir un contrecoup physique et mental. « Nous allons alors pouvoir les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie, en dehors de leur parenthèse cancer », conclut-elle.

Fiche pratique
Pratique recommandée

La réflexologie, une pratique bénéfique pour les personnes touchées par un cancer

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Définir les attentes

La réflexologie peut intervenir à différents moments de la prise en charge en cancérologie à savoir en amont, pendant et après le traitement. Elle montre également son intérêt dans les soins palliatifs, afin de réguler l’anxiété, les tensions physiques et fluidifier la respiration des malades, même lourdement sédatés. Les traitements n’ayant pas tous le même rythme, ni les mêmes incidences (neuropathie, troubles digestifs, etc.), il semble important de déterminer en amont, avec chaque personne, les manifestations des troubles de façon précise, afin de proposer l’accompagnement le

plus adapté et un rythme de séances déterminé. Par exemple, certains usagers vont être angoissés en amont d’une cure. Tandis que d’autres rencontreront des difficultés à cause de la chimiothérapie. « Nous allons ainsi déterminer avec la personne son degré d’anxiété, afin de savoir s’il est plus pertinent d’effectuer une séance de réflexologie avant ou après le traitement, pour qu’elle soit la plus profitable et permettre la meilleure tolérance au traitement et la meilleure récupération possible », fait savoir Nathalie THOULY.

Les effets de la réflexologie

Outre l’aspect purement « soins réflexologiques détente » avec le toucher et le soin corporel, le réflexologue peut également induire, par ses manipulations précises, une relaxation et une régulation du système nerveux et des troubles physiques comme les vomissements liés aux traitements. Par ailleurs, « lorsqu’on est formé à la réflexologie centrée sur l’oncologie, on est de fait spécifiquement formé à l’accompagnement verbal, donc à la régulation des émotions et du stress lié aux traitements, explique Nathalie THOULY. Nous pouvons alors représenter un bon trait d’union, notamment vis-à-vis d’un adulte ou un adolescent confronté à des difficultés qu’il ne parvient pas à exprimer. » La réflexologie peut ainsi constituer une première étape pour les mettre en lumière et chercher à les réguler. « Comme nous intervenons sur le corps au niveau du système nerveux, l’évocation de sujet difficile devient plus facile, ouvrant la possibilité d’orienter, si nécessaire, la personne, par exemple, vers un accompagnement psychologique », indique-t-elle. Et de poursuivre : « La réflexologie peut être intéressante pour les jeunes souvent moins demandeurs, et plutôt résignés face à leur cancer. Ils refusent parfois l’accompagnement psychologique qui leur est proposé et ne comprennent pas l’importance de réguler leurs émotions. »

À titre d’exemple, Nathalie THOULY a eu l’occasion de prendre en charge un adolescent ne souhaitant pas consulter un psychologue, de peur d’inquiéter sa maman, et qui disait « n’avoir aucun problème dans sa tête ». Au cours des séances et grâce à la sécurité psychologique instaurée, elle a pu progressivement l’aider à exprimer ses peurs et ses inquiétudes, puis l’orienter vers ce professionnel. « La réflexologie couplée à l’accompagnement verbal centré sur la personne est présentée comme une approche qui va les détendre et diminuer les effets désagréables liés notamment aux traitements, rapporte-t-elle. Les jeunes l’acceptent alors plus facilement. »

L’accompagnement post-traitement

Enfin, « la réflexologie joue un rôle dans le cadre de la convalescence en vue de favoriser la récupération psycho-émotionnelle et permettre, par exemple, une meilleure restauration de l’équilibre dans le corps et des troubles du sommeil », indique Nathalie THOULY. Et de poursuivre : « Pendant les traitements, les personnes ont un planning assez conséquent, et après la dernière cure de chimiothérapie ou de radiothérapie, ils peuvent se sentir isolés. Nous pouvons alors intervenir à un moment où elles se sentent un peu abandonnées. » Le suivi réflexologique est également intéressant à la reprise du travail, lorsque les personnes se sentent beaucoup mieux physiquement afin de prévenir un contrecoup physique et mental. « Nous allons alors pouvoir les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie, en dehors de leur parenthèse cancer », conclut-elle.

Fiche pratique
Pratique Tolérée

La réflexologie, une pratique bénéfique pour les personnes touchées par un cancer

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Définir les attentes

La réflexologie peut intervenir à différents moments de la prise en charge en cancérologie à savoir en amont, pendant et après le traitement. Elle montre également son intérêt dans les soins palliatifs, afin de réguler l’anxiété, les tensions physiques et fluidifier la respiration des malades, même lourdement sédatés. Les traitements n’ayant pas tous le même rythme, ni les mêmes incidences (neuropathie, troubles digestifs, etc.), il semble important de déterminer en amont, avec chaque personne, les manifestations des troubles de façon précise, afin de proposer l’accompagnement le

plus adapté et un rythme de séances déterminé. Par exemple, certains usagers vont être angoissés en amont d’une cure. Tandis que d’autres rencontreront des difficultés à cause de la chimiothérapie. « Nous allons ainsi déterminer avec la personne son degré d’anxiété, afin de savoir s’il est plus pertinent d’effectuer une séance de réflexologie avant ou après le traitement, pour qu’elle soit la plus profitable et permettre la meilleure tolérance au traitement et la meilleure récupération possible », fait savoir Nathalie THOULY.

Les effets de la réflexologie

Outre l’aspect purement « soins réflexologiques détente » avec le toucher et le soin corporel, le réflexologue peut également induire, par ses manipulations précises, une relaxation et une régulation du système nerveux et des troubles physiques comme les vomissements liés aux traitements. Par ailleurs, « lorsqu’on est formé à la réflexologie centrée sur l’oncologie, on est de fait spécifiquement formé à l’accompagnement verbal, donc à la régulation des émotions et du stress lié aux traitements, explique Nathalie THOULY. Nous pouvons alors représenter un bon trait d’union, notamment vis-à-vis d’un adulte ou un adolescent confronté à des difficultés qu’il ne parvient pas à exprimer. » La réflexologie peut ainsi constituer une première étape pour les mettre en lumière et chercher à les réguler. « Comme nous intervenons sur le corps au niveau du système nerveux, l’évocation de sujet difficile devient plus facile, ouvrant la possibilité d’orienter, si nécessaire, la personne, par exemple, vers un accompagnement psychologique », indique-t-elle. Et de poursuivre : « La réflexologie peut être intéressante pour les jeunes souvent moins demandeurs, et plutôt résignés face à leur cancer. Ils refusent parfois l’accompagnement psychologique qui leur est proposé et ne comprennent pas l’importance de réguler leurs émotions. »

À titre d’exemple, Nathalie THOULY a eu l’occasion de prendre en charge un adolescent ne souhaitant pas consulter un psychologue, de peur d’inquiéter sa maman, et qui disait « n’avoir aucun problème dans sa tête ». Au cours des séances et grâce à la sécurité psychologique instaurée, elle a pu progressivement l’aider à exprimer ses peurs et ses inquiétudes, puis l’orienter vers ce professionnel. « La réflexologie couplée à l’accompagnement verbal centré sur la personne est présentée comme une approche qui va les détendre et diminuer les effets désagréables liés notamment aux traitements, rapporte-t-elle. Les jeunes l’acceptent alors plus facilement. »

L’accompagnement post-traitement

Enfin, « la réflexologie joue un rôle dans le cadre de la convalescence en vue de favoriser la récupération psycho-émotionnelle et permettre, par exemple, une meilleure restauration de l’équilibre dans le corps et des troubles du sommeil », indique Nathalie THOULY. Et de poursuivre : « Pendant les traitements, les personnes ont un planning assez conséquent, et après la dernière cure de chimiothérapie ou de radiothérapie, ils peuvent se sentir isolés. Nous pouvons alors intervenir à un moment où elles se sentent un peu abandonnées. » Le suivi réflexologique est également intéressant à la reprise du travail, lorsque les personnes se sentent beaucoup mieux physiquement afin de prévenir un contrecoup physique et mental. « Nous allons alors pouvoir les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie, en dehors de leur parenthèse cancer », conclut-elle.

La réflexologie, une pratique bénéfique pour les personnes touchées par un cancer

La réflexologie peut être bénéfique pour les personnes atteintes d’un cancer, et ce, aussi bien dans la gestion psycho-émotionnelle que dans celle des effets secondaires liés aux traitements.

Temps de lecture :
Lieu :
5min
Publié le :
10/12/2021
Catégorie :
Prendre soin des personnes fragiles

« La réflexologie, en tant que technique douce, peut s’adresser autant aux enfants, qu’aux adultes atteints d’un cancer », indique Nathalie THOULY, réflexologue à Clermont-Ferrand, intervenant auprès des adolescents et jeunes adultes (15-24 ans) suivis au CHU de Clermont-Ferrand, et dans le cadre de consultations mises en place par La Ligue contre le cancer.

Définir les attentes

La réflexologie peut intervenir à différents moments de la prise en charge en cancérologie à savoir en amont, pendant et après le traitement. Elle montre également son intérêt dans les soins palliatifs, afin de réguler l’anxiété, les tensions physiques et fluidifier la respiration des malades, même lourdement sédatés. Les traitements n’ayant pas tous le même rythme, ni les mêmes incidences (neuropathie, troubles digestifs, etc.), il semble important de déterminer en amont, avec chaque personne, les manifestations des troubles de façon précise, afin de proposer l’accompagnement le

plus adapté et un rythme de séances déterminé. Par exemple, certains usagers vont être angoissés en amont d’une cure. Tandis que d’autres rencontreront des difficultés à cause de la chimiothérapie. « Nous allons ainsi déterminer avec la personne son degré d’anxiété, afin de savoir s’il est plus pertinent d’effectuer une séance de réflexologie avant ou après le traitement, pour qu’elle soit la plus profitable et permettre la meilleure tolérance au traitement et la meilleure récupération possible », fait savoir Nathalie THOULY.

Les effets de la réflexologie

Outre l’aspect purement « soins réflexologiques détente » avec le toucher et le soin corporel, le réflexologue peut également induire, par ses manipulations précises, une relaxation et une régulation du système nerveux et des troubles physiques comme les vomissements liés aux traitements. Par ailleurs, « lorsqu’on est formé à la réflexologie centrée sur l’oncologie, on est de fait spécifiquement formé à l’accompagnement verbal, donc à la régulation des émotions et du stress lié aux traitements, explique Nathalie THOULY. Nous pouvons alors représenter un bon trait d’union, notamment vis-à-vis d’un adulte ou un adolescent confronté à des difficultés qu’il ne parvient pas à exprimer. » La réflexologie peut ainsi constituer une première étape pour les mettre en lumière et chercher à les réguler. « Comme nous intervenons sur le corps au niveau du système nerveux, l’évocation de sujet difficile devient plus facile, ouvrant la possibilité d’orienter, si nécessaire, la personne, par exemple, vers un accompagnement psychologique », indique-t-elle. Et de poursuivre : « La réflexologie peut être intéressante pour les jeunes souvent moins demandeurs, et plutôt résignés face à leur cancer. Ils refusent parfois l’accompagnement psychologique qui leur est proposé et ne comprennent pas l’importance de réguler leurs émotions. »

À titre d’exemple, Nathalie THOULY a eu l’occasion de prendre en charge un adolescent ne souhaitant pas consulter un psychologue, de peur d’inquiéter sa maman, et qui disait « n’avoir aucun problème dans sa tête ». Au cours des séances et grâce à la sécurité psychologique instaurée, elle a pu progressivement l’aider à exprimer ses peurs et ses inquiétudes, puis l’orienter vers ce professionnel. « La réflexologie couplée à l’accompagnement verbal centré sur la personne est présentée comme une approche qui va les détendre et diminuer les effets désagréables liés notamment aux traitements, rapporte-t-elle. Les jeunes l’acceptent alors plus facilement. »

L’accompagnement post-traitement

Enfin, « la réflexologie joue un rôle dans le cadre de la convalescence en vue de favoriser la récupération psycho-émotionnelle et permettre, par exemple, une meilleure restauration de l’équilibre dans le corps et des troubles du sommeil », indique Nathalie THOULY. Et de poursuivre : « Pendant les traitements, les personnes ont un planning assez conséquent, et après la dernière cure de chimiothérapie ou de radiothérapie, ils peuvent se sentir isolés. Nous pouvons alors intervenir à un moment où elles se sentent un peu abandonnées. » Le suivi réflexologique est également intéressant à la reprise du travail, lorsque les personnes se sentent beaucoup mieux physiquement afin de prévenir un contrecoup physique et mental. « Nous allons alors pouvoir les accompagner, les aider à se réinsérer dans la vie, en dehors de leur parenthèse cancer », conclut-elle.

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