Fiche pratique
Pratique acceptée

PR Thierry TROUSSIER - Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients

Pratiques détenant un cadre réglementaire ou de formation et qui sont largement intégrées dans les centres de soins. Elles sont généralement proposées par des praticiens dont la formation est reconnue et ne comportent pas de risques ou de dérives.

Pratiques détenant un cadre et qui sont largement intégrées :
• La formation est reconnue
• Il n'y a pas de risques spécifiques
• Il n'y a pas de dérives

Vous êtes titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains. Pouvez-vous nous expliquer ses missions et ses travaux ?

Cette Chaire Internationale défend le principe selon lequel pour disposer d’une sexualité satisfaisante, il faut la vivre de manière autonome et sécuritaire, ce qui implique de promouvoir et respecter les droits humains. Ces derniers sont de deux ordres. Tout d’abord, ceux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par 193 Etats en 1948, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité et la fraternité. Si ces valeurs sont appliquées à la sexualité, elles permettent de la vivre de manière autonome. Puis des valeurs humanistes inscrites dans la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui défendent le respect de l’intégrité et de la diversité sexuelle ainsi que l’exercice de la responsabilité sexuelle et la réciprocité sexuelle, à savoir le consentement. Ces valeurs sont portées par la Chaire UNESCO et pour les mettre en œuvre nous développons des outils éducatifs innovants sous forme de recherche-action avec l’obligation de mettre en place des enseignements universitaires et non universitaires, des collaborations avec des pays en voie de développement, en priorité avec les pays d’Afrique. Pour promouvoir nos actions, nous lions également des partenariats et labélisons des actions qui portent nos valeurs.  

Dans ce cadre, vous œuvrez contre toutes les transgressions qui augmentent les vulnérabilités, notamment les certificats de virginité. Cette pratique est-elle courante en France ?

Cette pratique est interdite par l’OMS et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) depuis plus de dix ans. Pourtant, certains médecins mettent en avant la protection de la jeune fille vis-à-vis de sa famille ou de celle de son futur mari pour la justifier. Nous nous opposons à cet argumentaire. Pour nous, si une jeune femme se retrouve dans cette situation, il relève de la responsabilité du médecin de la déclarer en danger auprès des autorités. Car cela démontre que son corps ne lui appartient plus, mais qu’il est la propriété de sa communauté ou de celle de son mari. Son intégrité corporelle est bafouée, elle est en danger et il faut la protéger. Il faut choisir de lever le secret médical vis-à-vis de la justice et dénoncer de tels actes pour déclarer une personne en situation de péril imminent et constant.  

Récemment, vous êtes devenu expert scientifique au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi cet engagement ?

J’ai décidé d’engager la Chaire au sein de l’A-MCA car dans la prise en charge des problématiques sexuelles, de nombreuses médecines alternatives fonctionnent très bien comme les thérapies corporelles qui ne sont pas intégrées aux médecines occidentales, l’acupuncture ou encore le yoga. C’est aussi le cas de l’hypnose, de l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou des entretiens cadrés type communication rapide. Nous avons d’ailleurs mené une action conjointe avec l’OMS en publiant un guideline sur une approche alternative aux traitements médicamenteux proposés lors de la prise en charge de problématiques liées à la sexualité. Il s’agit d’un guide d’entretien basé sur des communications rapides et pertinentes qui reposent sur l’empathie, l’émotion, le respect et la recherche de ressources pour la personne ayant besoin d’aide. Cette alternative peut déboucher sur des entretiens motivationnels pour changer le comportement ou sur un traitement médicamenteux, l’un n’empêche pas l’autre.  

Ces méthodes alternatives ne doivent pas et ne vont pas remplacer la médecine allopathique traditionnelle ou les thérapies psychologiques ou cliniques. Ces indications restent un choix, que nous pouvons proposer aux patients. Toutefois, il existe de nombreuses thérapies alternatives qui fonctionnent en complément ou justement de manière alternative à la médecine conventionnelle. Prenons l’exemple d’une femme qui a subi des violences sexuelles pendant son enfance et dont le corps a généré des hormones de la sidération, bloquant l’effet mémoire. Vingt ans plus tard, la mémoire lui revient, elle se rend chez un thérapeute car elle pense qu’il existe un lien entre les abus qu’elle a vécu et ses problèmes sexuels qui peuvent être variés, comme la perte de la jouissance, du désir ou à l’inverse une addiction à la sexualité. Il est certes possible de lui proposer une psychanalyse ou une psychothérapie. Mais la démarche va être longue. On peut notamment lui proposer l’hypnose ou l’EMDR qui offrent, en fonction des personnes, des résultats très efficaces sur un temps plus court.  

En quoi l’action de l’A-MCA vous paraît-elle indispensable ?

Il faut reconnaître ces pratiques, même si nous sommes aujourd’hui nombreux à savoir qu’elles ont des résultats probants. Il faut aussi les encadrer. Cet encadrement doit être reconnu par les sociétés savantes et par l’Assurance maladie pour permettre une prise en charge de ces MCA et leur intégration dans le parcours de soins des patients. Mais il va falloir travailler précisément sur la législation afin de ne pas faire d’ombre aux médecins généralistes comme aux spécialistes et aux psychothérapeutes.
De même que l’encadrement des pratiques implique nécessairement un travail autour de la formation des praticiens et la reconnaissance des écoles qui les forment ou a minima une labélisation.  

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique acceptée

PR Thierry TROUSSIER - Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Vous êtes titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains. Pouvez-vous nous expliquer ses missions et ses travaux ?

Cette Chaire Internationale défend le principe selon lequel pour disposer d’une sexualité satisfaisante, il faut la vivre de manière autonome et sécuritaire, ce qui implique de promouvoir et respecter les droits humains. Ces derniers sont de deux ordres. Tout d’abord, ceux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par 193 Etats en 1948, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité et la fraternité. Si ces valeurs sont appliquées à la sexualité, elles permettent de la vivre de manière autonome. Puis des valeurs humanistes inscrites dans la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui défendent le respect de l’intégrité et de la diversité sexuelle ainsi que l’exercice de la responsabilité sexuelle et la réciprocité sexuelle, à savoir le consentement. Ces valeurs sont portées par la Chaire UNESCO et pour les mettre en œuvre nous développons des outils éducatifs innovants sous forme de recherche-action avec l’obligation de mettre en place des enseignements universitaires et non universitaires, des collaborations avec des pays en voie de développement, en priorité avec les pays d’Afrique. Pour promouvoir nos actions, nous lions également des partenariats et labélisons des actions qui portent nos valeurs.  

Dans ce cadre, vous œuvrez contre toutes les transgressions qui augmentent les vulnérabilités, notamment les certificats de virginité. Cette pratique est-elle courante en France ?

Cette pratique est interdite par l’OMS et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) depuis plus de dix ans. Pourtant, certains médecins mettent en avant la protection de la jeune fille vis-à-vis de sa famille ou de celle de son futur mari pour la justifier. Nous nous opposons à cet argumentaire. Pour nous, si une jeune femme se retrouve dans cette situation, il relève de la responsabilité du médecin de la déclarer en danger auprès des autorités. Car cela démontre que son corps ne lui appartient plus, mais qu’il est la propriété de sa communauté ou de celle de son mari. Son intégrité corporelle est bafouée, elle est en danger et il faut la protéger. Il faut choisir de lever le secret médical vis-à-vis de la justice et dénoncer de tels actes pour déclarer une personne en situation de péril imminent et constant.  

Récemment, vous êtes devenu expert scientifique au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi cet engagement ?

J’ai décidé d’engager la Chaire au sein de l’A-MCA car dans la prise en charge des problématiques sexuelles, de nombreuses médecines alternatives fonctionnent très bien comme les thérapies corporelles qui ne sont pas intégrées aux médecines occidentales, l’acupuncture ou encore le yoga. C’est aussi le cas de l’hypnose, de l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou des entretiens cadrés type communication rapide. Nous avons d’ailleurs mené une action conjointe avec l’OMS en publiant un guideline sur une approche alternative aux traitements médicamenteux proposés lors de la prise en charge de problématiques liées à la sexualité. Il s’agit d’un guide d’entretien basé sur des communications rapides et pertinentes qui reposent sur l’empathie, l’émotion, le respect et la recherche de ressources pour la personne ayant besoin d’aide. Cette alternative peut déboucher sur des entretiens motivationnels pour changer le comportement ou sur un traitement médicamenteux, l’un n’empêche pas l’autre.  

Ces méthodes alternatives ne doivent pas et ne vont pas remplacer la médecine allopathique traditionnelle ou les thérapies psychologiques ou cliniques. Ces indications restent un choix, que nous pouvons proposer aux patients. Toutefois, il existe de nombreuses thérapies alternatives qui fonctionnent en complément ou justement de manière alternative à la médecine conventionnelle. Prenons l’exemple d’une femme qui a subi des violences sexuelles pendant son enfance et dont le corps a généré des hormones de la sidération, bloquant l’effet mémoire. Vingt ans plus tard, la mémoire lui revient, elle se rend chez un thérapeute car elle pense qu’il existe un lien entre les abus qu’elle a vécu et ses problèmes sexuels qui peuvent être variés, comme la perte de la jouissance, du désir ou à l’inverse une addiction à la sexualité. Il est certes possible de lui proposer une psychanalyse ou une psychothérapie. Mais la démarche va être longue. On peut notamment lui proposer l’hypnose ou l’EMDR qui offrent, en fonction des personnes, des résultats très efficaces sur un temps plus court.  

En quoi l’action de l’A-MCA vous paraît-elle indispensable ?

Il faut reconnaître ces pratiques, même si nous sommes aujourd’hui nombreux à savoir qu’elles ont des résultats probants. Il faut aussi les encadrer. Cet encadrement doit être reconnu par les sociétés savantes et par l’Assurance maladie pour permettre une prise en charge de ces MCA et leur intégration dans le parcours de soins des patients. Mais il va falloir travailler précisément sur la législation afin de ne pas faire d’ombre aux médecins généralistes comme aux spécialistes et aux psychothérapeutes.
De même que l’encadrement des pratiques implique nécessairement un travail autour de la formation des praticiens et la reconnaissance des écoles qui les forment ou a minima une labélisation.  

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique recommandée

PR Thierry TROUSSIER - Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients

Pratiques conventionnelles à visées de soins, rassemblant des méthodes validées par la Haute Autorité de Santé.

Pratiques validées par la Haute Autorité de Santé (HAS) :
• Délimitées par la HAS
• Professionnalisées
• Pleinement intégrées
• Sans risques

Vous êtes titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains. Pouvez-vous nous expliquer ses missions et ses travaux ?

Cette Chaire Internationale défend le principe selon lequel pour disposer d’une sexualité satisfaisante, il faut la vivre de manière autonome et sécuritaire, ce qui implique de promouvoir et respecter les droits humains. Ces derniers sont de deux ordres. Tout d’abord, ceux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par 193 Etats en 1948, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité et la fraternité. Si ces valeurs sont appliquées à la sexualité, elles permettent de la vivre de manière autonome. Puis des valeurs humanistes inscrites dans la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui défendent le respect de l’intégrité et de la diversité sexuelle ainsi que l’exercice de la responsabilité sexuelle et la réciprocité sexuelle, à savoir le consentement. Ces valeurs sont portées par la Chaire UNESCO et pour les mettre en œuvre nous développons des outils éducatifs innovants sous forme de recherche-action avec l’obligation de mettre en place des enseignements universitaires et non universitaires, des collaborations avec des pays en voie de développement, en priorité avec les pays d’Afrique. Pour promouvoir nos actions, nous lions également des partenariats et labélisons des actions qui portent nos valeurs.  

Dans ce cadre, vous œuvrez contre toutes les transgressions qui augmentent les vulnérabilités, notamment les certificats de virginité. Cette pratique est-elle courante en France ?

Cette pratique est interdite par l’OMS et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) depuis plus de dix ans. Pourtant, certains médecins mettent en avant la protection de la jeune fille vis-à-vis de sa famille ou de celle de son futur mari pour la justifier. Nous nous opposons à cet argumentaire. Pour nous, si une jeune femme se retrouve dans cette situation, il relève de la responsabilité du médecin de la déclarer en danger auprès des autorités. Car cela démontre que son corps ne lui appartient plus, mais qu’il est la propriété de sa communauté ou de celle de son mari. Son intégrité corporelle est bafouée, elle est en danger et il faut la protéger. Il faut choisir de lever le secret médical vis-à-vis de la justice et dénoncer de tels actes pour déclarer une personne en situation de péril imminent et constant.  

Récemment, vous êtes devenu expert scientifique au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi cet engagement ?

J’ai décidé d’engager la Chaire au sein de l’A-MCA car dans la prise en charge des problématiques sexuelles, de nombreuses médecines alternatives fonctionnent très bien comme les thérapies corporelles qui ne sont pas intégrées aux médecines occidentales, l’acupuncture ou encore le yoga. C’est aussi le cas de l’hypnose, de l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou des entretiens cadrés type communication rapide. Nous avons d’ailleurs mené une action conjointe avec l’OMS en publiant un guideline sur une approche alternative aux traitements médicamenteux proposés lors de la prise en charge de problématiques liées à la sexualité. Il s’agit d’un guide d’entretien basé sur des communications rapides et pertinentes qui reposent sur l’empathie, l’émotion, le respect et la recherche de ressources pour la personne ayant besoin d’aide. Cette alternative peut déboucher sur des entretiens motivationnels pour changer le comportement ou sur un traitement médicamenteux, l’un n’empêche pas l’autre.  

Ces méthodes alternatives ne doivent pas et ne vont pas remplacer la médecine allopathique traditionnelle ou les thérapies psychologiques ou cliniques. Ces indications restent un choix, que nous pouvons proposer aux patients. Toutefois, il existe de nombreuses thérapies alternatives qui fonctionnent en complément ou justement de manière alternative à la médecine conventionnelle. Prenons l’exemple d’une femme qui a subi des violences sexuelles pendant son enfance et dont le corps a généré des hormones de la sidération, bloquant l’effet mémoire. Vingt ans plus tard, la mémoire lui revient, elle se rend chez un thérapeute car elle pense qu’il existe un lien entre les abus qu’elle a vécu et ses problèmes sexuels qui peuvent être variés, comme la perte de la jouissance, du désir ou à l’inverse une addiction à la sexualité. Il est certes possible de lui proposer une psychanalyse ou une psychothérapie. Mais la démarche va être longue. On peut notamment lui proposer l’hypnose ou l’EMDR qui offrent, en fonction des personnes, des résultats très efficaces sur un temps plus court.  

En quoi l’action de l’A-MCA vous paraît-elle indispensable ?

Il faut reconnaître ces pratiques, même si nous sommes aujourd’hui nombreux à savoir qu’elles ont des résultats probants. Il faut aussi les encadrer. Cet encadrement doit être reconnu par les sociétés savantes et par l’Assurance maladie pour permettre une prise en charge de ces MCA et leur intégration dans le parcours de soins des patients. Mais il va falloir travailler précisément sur la législation afin de ne pas faire d’ombre aux médecins généralistes comme aux spécialistes et aux psychothérapeutes.
De même que l’encadrement des pratiques implique nécessairement un travail autour de la formation des praticiens et la reconnaissance des écoles qui les forment ou a minima une labélisation.  

Rédigé par l’A-MCA

Fiche pratique
Pratique Tolérée

PR Thierry TROUSSIER - Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients

Pratiques ne détenant pas de cadre, qui sont rarement intégrées et dont la formation n'est pas reconnue.

Pratiques ne détenant pas de cadre et qui sont rarement intégrées.
• La formation n'est pas reconnue
• Il n'y a des risques potentiels
• Les dérives sont involontaires

Vous êtes titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains. Pouvez-vous nous expliquer ses missions et ses travaux ?

Cette Chaire Internationale défend le principe selon lequel pour disposer d’une sexualité satisfaisante, il faut la vivre de manière autonome et sécuritaire, ce qui implique de promouvoir et respecter les droits humains. Ces derniers sont de deux ordres. Tout d’abord, ceux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par 193 Etats en 1948, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité et la fraternité. Si ces valeurs sont appliquées à la sexualité, elles permettent de la vivre de manière autonome. Puis des valeurs humanistes inscrites dans la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui défendent le respect de l’intégrité et de la diversité sexuelle ainsi que l’exercice de la responsabilité sexuelle et la réciprocité sexuelle, à savoir le consentement. Ces valeurs sont portées par la Chaire UNESCO et pour les mettre en œuvre nous développons des outils éducatifs innovants sous forme de recherche-action avec l’obligation de mettre en place des enseignements universitaires et non universitaires, des collaborations avec des pays en voie de développement, en priorité avec les pays d’Afrique. Pour promouvoir nos actions, nous lions également des partenariats et labélisons des actions qui portent nos valeurs.  

Dans ce cadre, vous œuvrez contre toutes les transgressions qui augmentent les vulnérabilités, notamment les certificats de virginité. Cette pratique est-elle courante en France ?

Cette pratique est interdite par l’OMS et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) depuis plus de dix ans. Pourtant, certains médecins mettent en avant la protection de la jeune fille vis-à-vis de sa famille ou de celle de son futur mari pour la justifier. Nous nous opposons à cet argumentaire. Pour nous, si une jeune femme se retrouve dans cette situation, il relève de la responsabilité du médecin de la déclarer en danger auprès des autorités. Car cela démontre que son corps ne lui appartient plus, mais qu’il est la propriété de sa communauté ou de celle de son mari. Son intégrité corporelle est bafouée, elle est en danger et il faut la protéger. Il faut choisir de lever le secret médical vis-à-vis de la justice et dénoncer de tels actes pour déclarer une personne en situation de péril imminent et constant.  

Récemment, vous êtes devenu expert scientifique au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi cet engagement ?

J’ai décidé d’engager la Chaire au sein de l’A-MCA car dans la prise en charge des problématiques sexuelles, de nombreuses médecines alternatives fonctionnent très bien comme les thérapies corporelles qui ne sont pas intégrées aux médecines occidentales, l’acupuncture ou encore le yoga. C’est aussi le cas de l’hypnose, de l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou des entretiens cadrés type communication rapide. Nous avons d’ailleurs mené une action conjointe avec l’OMS en publiant un guideline sur une approche alternative aux traitements médicamenteux proposés lors de la prise en charge de problématiques liées à la sexualité. Il s’agit d’un guide d’entretien basé sur des communications rapides et pertinentes qui reposent sur l’empathie, l’émotion, le respect et la recherche de ressources pour la personne ayant besoin d’aide. Cette alternative peut déboucher sur des entretiens motivationnels pour changer le comportement ou sur un traitement médicamenteux, l’un n’empêche pas l’autre.  

Ces méthodes alternatives ne doivent pas et ne vont pas remplacer la médecine allopathique traditionnelle ou les thérapies psychologiques ou cliniques. Ces indications restent un choix, que nous pouvons proposer aux patients. Toutefois, il existe de nombreuses thérapies alternatives qui fonctionnent en complément ou justement de manière alternative à la médecine conventionnelle. Prenons l’exemple d’une femme qui a subi des violences sexuelles pendant son enfance et dont le corps a généré des hormones de la sidération, bloquant l’effet mémoire. Vingt ans plus tard, la mémoire lui revient, elle se rend chez un thérapeute car elle pense qu’il existe un lien entre les abus qu’elle a vécu et ses problèmes sexuels qui peuvent être variés, comme la perte de la jouissance, du désir ou à l’inverse une addiction à la sexualité. Il est certes possible de lui proposer une psychanalyse ou une psychothérapie. Mais la démarche va être longue. On peut notamment lui proposer l’hypnose ou l’EMDR qui offrent, en fonction des personnes, des résultats très efficaces sur un temps plus court.  

En quoi l’action de l’A-MCA vous paraît-elle indispensable ?

Il faut reconnaître ces pratiques, même si nous sommes aujourd’hui nombreux à savoir qu’elles ont des résultats probants. Il faut aussi les encadrer. Cet encadrement doit être reconnu par les sociétés savantes et par l’Assurance maladie pour permettre une prise en charge de ces MCA et leur intégration dans le parcours de soins des patients. Mais il va falloir travailler précisément sur la législation afin de ne pas faire d’ombre aux médecins généralistes comme aux spécialistes et aux psychothérapeutes.
De même que l’encadrement des pratiques implique nécessairement un travail autour de la formation des praticiens et la reconnaissance des écoles qui les forment ou a minima une labélisation.  

Rédigé par l’A-MCA

PR Thierry TROUSSIER - Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients

« Les MCA doivent être intégrées aux parcours de soins des patients » Médecin de santé publique, sexologue et titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains, le Pr Thierry Troussier plaide pour l’intégration des médecines alternatives et complémentaires – qui trouvent une application concrète dans la santé sexuelle – dans le parcours de soins du patient. Explications.

Temps de lecture :
Lieu :
5mn
Publié le :
26/8/2021
Catégorie :
Points de vue scientifiques

Vous êtes titulaire de la Chaire UNESCO de Santé Sexuelle et Droits Humains. Pouvez-vous nous expliquer ses missions et ses travaux ?

Cette Chaire Internationale défend le principe selon lequel pour disposer d’une sexualité satisfaisante, il faut la vivre de manière autonome et sécuritaire, ce qui implique de promouvoir et respecter les droits humains. Ces derniers sont de deux ordres. Tout d’abord, ceux inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par 193 Etats en 1948, à savoir la dignité, la liberté, l’égalité et la fraternité. Si ces valeurs sont appliquées à la sexualité, elles permettent de la vivre de manière autonome. Puis des valeurs humanistes inscrites dans la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui défendent le respect de l’intégrité et de la diversité sexuelle ainsi que l’exercice de la responsabilité sexuelle et la réciprocité sexuelle, à savoir le consentement. Ces valeurs sont portées par la Chaire UNESCO et pour les mettre en œuvre nous développons des outils éducatifs innovants sous forme de recherche-action avec l’obligation de mettre en place des enseignements universitaires et non universitaires, des collaborations avec des pays en voie de développement, en priorité avec les pays d’Afrique. Pour promouvoir nos actions, nous lions également des partenariats et labélisons des actions qui portent nos valeurs.  

Dans ce cadre, vous œuvrez contre toutes les transgressions qui augmentent les vulnérabilités, notamment les certificats de virginité. Cette pratique est-elle courante en France ?

Cette pratique est interdite par l’OMS et par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) depuis plus de dix ans. Pourtant, certains médecins mettent en avant la protection de la jeune fille vis-à-vis de sa famille ou de celle de son futur mari pour la justifier. Nous nous opposons à cet argumentaire. Pour nous, si une jeune femme se retrouve dans cette situation, il relève de la responsabilité du médecin de la déclarer en danger auprès des autorités. Car cela démontre que son corps ne lui appartient plus, mais qu’il est la propriété de sa communauté ou de celle de son mari. Son intégrité corporelle est bafouée, elle est en danger et il faut la protéger. Il faut choisir de lever le secret médical vis-à-vis de la justice et dénoncer de tels actes pour déclarer une personne en situation de péril imminent et constant.  

Récemment, vous êtes devenu expert scientifique au sein de l’Agence des médecines complémentaires et alternatives (A-MCA). Pourquoi cet engagement ?

J’ai décidé d’engager la Chaire au sein de l’A-MCA car dans la prise en charge des problématiques sexuelles, de nombreuses médecines alternatives fonctionnent très bien comme les thérapies corporelles qui ne sont pas intégrées aux médecines occidentales, l’acupuncture ou encore le yoga. C’est aussi le cas de l’hypnose, de l’EMDR (Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires) ou des entretiens cadrés type communication rapide. Nous avons d’ailleurs mené une action conjointe avec l’OMS en publiant un guideline sur une approche alternative aux traitements médicamenteux proposés lors de la prise en charge de problématiques liées à la sexualité. Il s’agit d’un guide d’entretien basé sur des communications rapides et pertinentes qui reposent sur l’empathie, l’émotion, le respect et la recherche de ressources pour la personne ayant besoin d’aide. Cette alternative peut déboucher sur des entretiens motivationnels pour changer le comportement ou sur un traitement médicamenteux, l’un n’empêche pas l’autre.  

Ces méthodes alternatives ne doivent pas et ne vont pas remplacer la médecine allopathique traditionnelle ou les thérapies psychologiques ou cliniques. Ces indications restent un choix, que nous pouvons proposer aux patients. Toutefois, il existe de nombreuses thérapies alternatives qui fonctionnent en complément ou justement de manière alternative à la médecine conventionnelle. Prenons l’exemple d’une femme qui a subi des violences sexuelles pendant son enfance et dont le corps a généré des hormones de la sidération, bloquant l’effet mémoire. Vingt ans plus tard, la mémoire lui revient, elle se rend chez un thérapeute car elle pense qu’il existe un lien entre les abus qu’elle a vécu et ses problèmes sexuels qui peuvent être variés, comme la perte de la jouissance, du désir ou à l’inverse une addiction à la sexualité. Il est certes possible de lui proposer une psychanalyse ou une psychothérapie. Mais la démarche va être longue. On peut notamment lui proposer l’hypnose ou l’EMDR qui offrent, en fonction des personnes, des résultats très efficaces sur un temps plus court.  

En quoi l’action de l’A-MCA vous paraît-elle indispensable ?

Il faut reconnaître ces pratiques, même si nous sommes aujourd’hui nombreux à savoir qu’elles ont des résultats probants. Il faut aussi les encadrer. Cet encadrement doit être reconnu par les sociétés savantes et par l’Assurance maladie pour permettre une prise en charge de ces MCA et leur intégration dans le parcours de soins des patients. Mais il va falloir travailler précisément sur la législation afin de ne pas faire d’ombre aux médecins généralistes comme aux spécialistes et aux psychothérapeutes.
De même que l’encadrement des pratiques implique nécessairement un travail autour de la formation des praticiens et la reconnaissance des écoles qui les forment ou a minima une labélisation.  

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